Le Conseil communal de ce 19 janvier avait pourtant bien commencé. Après les attentats de Paris, nous avons eu droit au traditionnel discours, tremolos compris, sur la liberté d’expression, la tolérance, le respect et tutti quanti, rôle dans lequel tout politicien se doit d’exceller, Monsieur Dupont compris.

Très vite, les choses ont dégénéré.

J’ai voulu expliquer pourquoi je votais contre l’octroi d’un subside communal à la toute nouvelle ASBL « Agence de développement local ». A l’heure des rationalisations,  ACE s’était opposé à la création de nouvelles institutions à l’efficacité douteuse dont raffole malheureusement la Wallonie exsangue.  D’autant qu’à Ecaussinnes, cette ASBL a été créée, et son directeur engagé sur des bases parfaitement clientélistes, voire népotistes, en bon camarade désœuvré bien étiqueté, alors même que la Commune n’a aucune certitude d’obtenir le subside régional destiné à financer la nouvelle structure.

J’ai eu droit, de la part du Bourgmestre, a une réponse de très haut vol et d’une honnêteté intellectuelle indiscutable : « Nous notons que Madame Hemberg est opposée au développement économique d’Ecaussinnes ! ».  Que les choses soient claires. Je suis évidemment favorable au développement économique d’Ecaussinnes, mais si une quelconque Agence de développement local avait un jour favorisé un autre développement économique que celui des gens qu’elle rémunère, cela se saurait et la Wallonie friande des machins serait depuis longtemps l’une des régions les plus riches du monde.

Le Bourgmestre  nous a d’ailleurs fait part de sa crainte de voir le dossier de subside du nouveau brol bloqué par le Cdh de Monsieur Deschamps. On crée donc un brol pour offrir un emploi à un camarade très proche, on le fait sans attendre la promesse de subside, et on prétend que si on n’a pas le subside, c’est à cause d’un adversaire politique. C’est certain, on est en Wallonie : la pistonnerie politique à tous les niveaux, peu importe le consistance d’un dossier ou l’opportunité d’une dépense.

Je comprends de mieux en mieux les difficultés que j’ai pu avoir comme échevin sans relais : bâtons dans les roues, tutelles particulièrement pointilleuses, le tout piloté depuis Ecaussinnes.  Je me souviens aussi de cet ouvrier communal qui m’informa qu’après la manifestation organisée contre moi en 2010, les manifestants s’étaient vus offrir un verre à la maison du peuple. Il suffit de voir les mouvements contre le gouvernement fédéral pour comprendre notre « démocratie ». Un démocratie sans le PS est inacceptable pour le PS et tous les moyens sont bons pour le faire comprendre.

Ainsi donc, Ecaussinnes se voit dotée d’une nouvelle structure inutile, dirigée par un camarade assez beau et presque frère sans qu’ on ne sache vraiment à quoi le bidule va servir si ce n’est au développement économique de son directeur, et au développement électoral du PS.

J’ai osé également poser une question technique sur un convention relative à l’accueil des animaux errants.  Rien de transcendant si ce n’est simplement soulever le fait que la Commune, selon les termes de cette convention, devait être à même d’accueillir des animaux les nuits et les Week-end.  Cela en était de trop pour le Bourgmestre pour qui j’avais atteint, je le cite, « le sommet du poujadisme ».  Être poujadiste serait donc montrer que la majorité n’a rien mis en place pour respecter les engagements qu’elle fait prendre à la Commune. Drôle de définition…

A noter également qu’était mis à l’ordre du jour, erronément, mais sciemment, à huis clos, le dossier de la démolition d’un bâtiment suite à l’arrêt du Conseil d’Etat annulant un permis d’urbanisme délivré par la Commune. On ne peut décidément pas parler de tout à Ecaussinnes…

MR et Ecolo restent complices d’errements qu’ils critiquent tant quand ils sont dans l’opposition…

Allez, vive la liberté d’expression, la démocratie, la tolérance et le respect des autres à Ecaussinnes,….