Le Blog de Christine Hemberg : conseillère communale de l'Action Citoyenne Ecaussinnoise (ACE) à Ecaussinnes.

Traitement des déchets de voiries : mentir vite pour ne pas mentir longtemps !

On se souvient que la majorité n’avait pas voulu prêter attention à la question que je posais concernant le dépôt de déchets de voirie en zone verte à la rue de la Haie, la Bourgmestre Xavier Dupont prétextant qu’on allait quand même pas parler des nids de poule en Conseil communal, balayant ainsi d’un revers de main une question pourtant fondamentale. Aujourd’hui, la police de l’environnement s’en mêle et somme la Commune de respecter, non seulement la loi, mais aussi et surtout la planète !

On lit dès lors dans la presse que l’échevin des travaux, Monsieur Dumortier, oscille entre le « on a toujours fait comme ça » et le « la Région wallonne se contredit », et poursuit avec « j’ai déjà mis beaucoup d’ordre dans la gestion des déchets », allant jusqu’à dire que cette zone était une véritable « forêt vierge ». Une forêt vierge, pour une zone verte, ce n’est pas si mal, et toujours mieux qu’un dépôt nécessitant un permis d’environnement que Monsieur Dumortier n’a pas et n’obtiendra jamais sur une zone verte. C’est d’ailleurs probablement pour cette raison qu’aucune demande n’a été faite...

A nouveau, il y a lieu, pour Monsieur Dumortier, de s’exprimer très vite afin de lui éviter de mentir trop longtemps !

Durant les années où j’assumais la responsabilité de l’Echevinat des travaux, nous avions effectivement nettoyé divers endroits de la Commune, et notamment le dépôt communal, véritable dépotoir à ciel ouvert. Lorsque le débat a eu lieu sur les espaces qu’il convenait à réhabiliter, j’ai ardemment défendu l’idée de faire de la zone verte à la rue de la Haie une priorité. Cette problématique était donc bien connue de tous.

En ce qui concerne les 22 routes refaites durant les 6 années de mon échevinat, pas un gramme de déchet n’a été traité de façon illégale. Les cahiers des charges imposaient systématiquement l’enlèvement des déchets et leur traitement de façon conforme à la loi. Cela présente un coût, c’est vrai, mais c’est le coût qu’il convient d’assumer si nous voulons léguer à nos enfants une planète plus propre, manifestement une considération dont Monsieur Dumortier s’encombre peu. Le « on a toujours fait comme ça » sonne donc mal, mais mentir est sans douter une façon de faire de la politique qu’on enseigne à l’Institut Emile Vandervelde du Parti socialiste.

A l’heure où la Commune impose aux citoyens le choix onéreux et contraignant du tri des déchets dans les containeurs, elle se permet de gérer ses propres déchets à l’ancienne. « Faites ce que je dis et pas ce que je fais » reste trop souvent la norme des autorités publiques. Cela doit changer.

L’étonnement feint de Monsieur Dumortier quant à son dépôt sans permis d’environnement est une chose, mais quid de l’infraction urbanistique ? Les modifications des niveaux de sol et la construction d’une voie pénétrante ont été réalisées sans permis d’urbanisme, alors qu’un permis a été demandé pour une chose aussi anodine que l’élargissement du portail d’entrée. Là aussi Monsieur Dumortier va-t-il feindre l’ignorance ? Quand on pense aux citoyens qu’on ennuie pour un abri de jardin…

In fine, savoir si peu de choses et assumer les responsabilités d’échevin des travaux, c’est grave ! On pourrait parler de faute politique de la part du PS de désigner à de telles responsabilités des personnes à ce point incompétente ! Bien entendu, point question d’un manque de compétence car c’est sciemment que le PS se fout, au nez et à la barbe d’Ecolo, des règles les plus élémentaires en matière d’aménagement du territoire ou de protection de l’environnement. En outre, il se permet de mouiller les services de la commune, faute impardonnable car c’est seul qu’un mandataire doit assumer son mandat !

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Ô Noble patrie !

Nous avons cette capacité rare en Belgique de trouver des solutions aux problèmes qui se posent. Nous sommes reconnus dans le monde comme le pays du compromis, le pays qui trouve toujours la voie de l’apaisement politique. C’est notre fierté. Voyons cela...

Depuis que les problèmes linguistiques et communautaires se posent, notre pays a toujours su transcender les difficultés et trouver une issue. C’est ainsi qu’au fur et à mesure des réformes institutionnelles, notre pays s'est sorti des impasses dans lesquelles il se trouvait. De fil en aiguille, entre 1830 et ce jour, nous sommes passés de 6 ministres et 200 parlementaires à plus de 60 ministres et 500 parlementaires éparpillés entre 6 gouvernements et 7 parlements. Jésus n’aurait pas fait mieux avec le pain et le vin.

En matière de cultes, des solutions ont là aussi toujours été trouvées. En 1830, seul le culte catholique était reconnu. Aujourd’hui, six cultes sont actuellement reconnus : les cultes catholique, protestant, israélite, anglican, islamique et orthodoxe. Leur financement public, puisque les cultes restent en Belgique financés par l'Etat, adopte diverses formes, dont les principales sont le paiement des traitements et pensions des ministres du culte (pris en charge par l'Autorité fédérale), la couverture du déficit des fabriques d'église (prise en charge par les communes et les provinces) et, selon certaines modalités, l´organisation de cours de religion dans les écoles publiques (prise en charge par les Communautés). Puisque les cultes étaient reconnus, il a fallu également « sponsoriser » la laïcité,… Notre pays a toujours fait fort lorsque des solutions de compromis devaient être trouvées... La reconnaissance des cultes et de la laïcité représente désormais un coût pour l’Etat, tous niveaux de pouvoirs confondus, de près d'un milliard d’euros !

Lorsque le débat sur le choix des parents d’élèves d'inscrire ou non leurs enfants dans un cours de religion ou de morale a été posé, là encore, une solution pragmatique a été trouvée : on a inventé le cours de rien. Formidable, non ? Mieux valait un cours de rien plutôt que de se poser la question de savoir si, in fine, pas de cours du tout n’aurait pas été une meilleure solution...

Ecaussinnes, Cité pourtant divine, sait également y faire en matière d’accord politique. Lorsque l’accord préélectoral  PS-RL (MR) n’a pu être appliqué au lendemain des élections par manque de conseillers, il a fallu attirer Ecolo dans l’attelage branlant. On a dès lors créé, sans coup férir, un poste d’échevin supplémentaire et quelques commissions dispensatrices de jetons de présence pour élargir la gâteau à partager. Cette part supplémentaire du gâteau est financée, inutile de le dire, par les contribuables qui, pourtant, n’en n’auront même pas les miettes… 

Dernièrement, la presse internationale, suite aux attentats de Paris, se posait la question  de savoir si la Belgique, engluée dans ses transferts de compétences aux incompétents et autres joyeusetés, était encore capable d’assurer les missions régaliennes d’un Etat digne de ce nom…

Et désormais, nous apprenons que la Belgique, même si elle est considérée comme un paradis fiscal par les grosses fortunes de la galaxie, est le pays le plus taxé au monde…

On ponctionnerait donc le citoyen Lambda jusqu’au trognon pour trouver des solutions onéreuses aux problèmes qui se posent, payer sans fin des institutions et des représentants politiques qui se multiplient comme des petits pains, et le tout pour vivre dans un pays qui ne parviendrait même plus à assurer les fonctions essentielles d’un Etat moderne ?

Et bien mes cadets, et bien mes petits frères, on n’est pas sorti de l’auberge espagnole...

Que l’année 2016 vous apporte surtout ce dont vous rêvez !

 

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Enfouissement des déchets, circuit court et Mika Shoe, circuit long...

Vive le circuit court ! Le circuit court est cette riche idée écologique qui consiste à consommer localement. En mangeant des pommes produites à Ecaussinnes, l’écaussinnois protège l’environnement en limitant les transports particulièrement polluants.

Ce principe est appliqué par la Commune mais sous un angle plutôt particulier. Je m’explique.

La Commune est propriétaire en zone verte à la rue de la Haie d’un terrain, proche du « trou Zoé ».

A plusieurs reprises, des riverains m’ont interpellée pour me signaler que des travaux et des déversages avaient régulièrement lieu à cet endroit. Renseignements pris, la Commune me fit savoir qu’il en était rien. Dont acte.

Quelques mois plus tard, j’ai pu constater par moi-même que des déchets de voirie étaient effectivement déversés par camions entiers dans cette zone verte. Les riverains ne se trompaient donc pas : des déchets d’asphalte sont bel et bien déversés par la Commune à cet endroit, sans permis et dans la plus parfaite illégalité en matière d’environnement. Ce type de déchets doit être mis en décharge comme le prévoient les cahiers des charges applicables à ce type de travaux. Il ne manquerait plus que la mise en décharge soit facturée à la Commune et ce serait un comble ! Le Bourgmestre nous annonce que ce ne sont pas des déchets et que la Commune va les réutiliser. Au secours, Circuit court d’accord, pour les légumes, pas pour les déchets SVP !

J’ai pu constater également que l’endroit avait bien changé : modification du relief du sol, création d’une route, dépôt en tout genre… Tout cela en parfaite illégalité.

Lors du dernier Conseil communal, j’ai donc voulu poser une question à l’Echevine Ecolo de l’environnement à ce propos mais le bourgmestre a refusé parce que, selon lui, il ne s’agirait pas d’une question d’actualité !  Penserait-il qu’une question d’actualité soit une question relative à un article de presse passé dans la gazette la veille du Conseil ? Tout est possible.

 Quand je pense qu’on chicane pour les citoyens et leurs abris de jardin ou quelques autres peccadilles, mais que la Commune se permet de déverser ses saletés en zone verte sans permis ni droit, cela me met hors de moi !

Enfin, rassurons-nous ! En ce qui concerne les déchets, vous l’aurez compris, la Commune privilégie le circuit court, une idée chère à Ecolo… 

Mika Shoe, circuit long !

C’est non sans un fierté certaine que le Bourgmestre non annonçait il y a peu de temps, à grands coups de tambours et trompettes, qu’il avait enfin trouvé une solution au Mika Shoe, ce chancre du commerce qu’il convient de réhabiliter depuis plus de 20 ans ! Ecaussinnes avait dû attendre Monsieur Dupont pour qu’enfin l’écaussinnois soit débarrassé de ce bâtiment disgracieux. Il n’y avait qu’à exproprier les lieux pour cause d’utilité publique, selon l’adage du PS qui considère la propriété d’autrui comme la sienne, et entamer les travaux de démolition et le tour était joué. D’ailleurs tellement simple qu’on se demande comment on y avait pas pensé avant ! Je m’étais abstenue au Conseil communal et avais mis en garde la commune sur les risques encourus dans la voie que la majorité avait choisie. Je n’avais évidemment pas été suivie puisque tout ce je dis, c’est du brin pour le joueur de trompette.

Aujourd’hui, les travaux de démolition sont à l’arrêt, ce qui coûtera à la Commune. En cause notamment, le propriétaire du parking, à juste de titre, n’accepte pas que les charrois passent sur sa propriété. Direction justice de paix où la Commune devra tenter d’obtenir un droit d’accès pour rejoindre le Mika Shoe. A mon sens, il serait plus facile d’obtenir un accès via la rue de la Haie et le terrain communal, surtout depuis que la Commune y a construit une voirie illégale…

Quoi qu’il en soit, cette problématique d’accès au bâtiment était connue puisque même envisagée  initialement  dans le Plan Communal d’Aménagement. J’avais proposé un solution à ce niveau qui n’a malheureusement pas été retenue.

Toutes ces histoires de décharges illégales, de procédures judiciaires aléatoires, de notifications de marché à la légère,… démontre à souhait à quel point notre Commune est gérée par de parfaits amateurs et des gens qui pensent « qu’il n’y a qu’à ». Si nous avons à faire à de l’incompétence, elle serait pardonnable. Si nous avons à faire à des gens qui pensent que parce qu’ils sont élus, les lois ne s’appliqueraient pas à eux, ce serait plus grave. Je pense qu’à Ecaussinnes, c’est un peu les deux.

C’est le lot de la médiocrité que d’abuser du pouvoir confié. Dans cette perspective, en terme d’actions judiciaires, pour les avocats des parties adverses, la Commune est prenable. C’est la porte ouverte aux Visigoths et aux Huns , dirait Jacquouille !

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JAWAD fait des émules...

La loi prévoit que certains points soient débattus à huis-clos au Conseil communal afin de préserver l’anonymat des personnes dans certains cas. C’est notamment les points relatifs aux membres du personnel de l’administration. On comprend aisément que ces derniers puissent bénéficier de l’anonymat. Le grand public n’a pas à connaître les éléments qui composent la carrière d’un agent communal. Mais la possibilité de recourir au huis-clos ne peut se comprendre que de façon très limitative. La démocratie requiert des débats publics.

Cependant, la majorité actuelle recourt au huis clos dans des cas où celui-ci n’est pas de mise, comme si elle voulait cacher au plus grand nombre des actes dérangeants pour elle. J’en veux pour preuve deux points mis à l’ordre du jour du Conseil communal de lundi dernier.

1. Contrôle des subsides à l’Ecole industrielle d’Ecaussinnes !

La Fédération Wallonie-Bruxelles aurait débusqué de fausses inscriptions aux cours de l’Ecole industrielle. La Ministre en charge à la Fédération a déposé plainte au pénal et l’Administration de la Communauté française entend récupérer les subsides perçus de façon indue. Des perquisitions auraient été menées. Aujourd’hui, certaines langues se délient.

Un point à ce sujet est inscrit à huis-clos pour ester en justice et désigner l’avocat qui aura pour mission de défendre les intérêts de la Commune qui pourrait subir un préjudice si des subsides devaient être récupérés. Les conditions du huis clos ne sont pas réunies. S’il revient, en séance publique, au Conseil, de débattre sur l’opportunité d’un recours, il revient  au Collège le soin de désigner un avocat sur base d’un marché public en bonne et due forme.

La question est bien entendu de savoir pourquoi la majorité veut absolument prononcer le huis-clos sur ce point. C’est en tout cas malsain et néfaste pour la démocratie car cela suscite trop d’interrogations et les esprits pourraient alors vagabonder. Si tant d’inscriptions d’élèves étaient fictives, certaines classes l’étaient peut-être aussi ? Certains profs percevaient-ils des salaires pour prester des cours devant des classes réduites, voire vides ? Compte-tenu de la manière dont les désignations se font parfois, la question mérite d’être posée. Trop de gens m’en parlent et ne semblent pas surpris, le huis clos ne fait ici finalement qu’attiser le feu.

2. Recours de la Commune contre un permis délivré par le Ministre pour l’extension de la Maison de repos du « comme chez soi ».

Ici encore, le huis clos ne doit pas s’appliquer. Sans vouloir m’attarder sur l’opportunité ou non de l’octroi de ce permis ou du recours, il se trouve que le débat doit avoir lieu en séance publique.

 Les moyens de la Commune pour introduire un recours semblent bien minces et les chances d’aboutir tout autant. On se souvient d’ailleurs que la Commune n’avait pas voulu introduire de recours contre le permis attribué par le Ministre relatif au building de la rue Cuvelier alors même que le projet avait fait l’objet de 75 réclamations de riverains et que le Ministre Ecolo avait délivré ce permis contre l’avis de tous. Dans le cas de la rue Cuvelier, les failles juridiques étaient présentes.

Ici, elles ne semblent pas l’être. Je dis « semblent » car je m’attendais à pouvoir consulter les moyens développés par l’avocat de la commune mais le dossier soumis au Conseil ne contenait pas ces éléments ! Difficile de se prononcer sur l’opportunité d’un recours sur base d’un dossier quasiment vide ! Les quelques éléments repris dans la presse sont bien minces et mensongers : la commission de recours critique l’avis du fonctionnaire délégué, alors que notre bourgmestre nous désinforme de l’inverse ; Il y aurait un problème de parking mais le dossier semble avoir été complété sur ce point,… Bref, du mensonge, du mensonge et encore du mensonge. Notre Bourgmestre ment presque aussi mal que notre ami Jawad.

Pourquoi la majorité veut-elle débattre de ce point à huis clos ? justement en matière d’urbanisme, une matière qui requiert le plus de publicité et de transparence puisque touchant directement les concitoyens ? Pourquoi les conseillers ne peuvent-ils connaître les moyens avancés ?

Voilà en tout cas un dossier bien maigre surtout par rapport à celui de la rue Victor Cuvelier, ce fameux dossier où le Bourgmestre nous disait que le recours n’était pas possible.

Il appartient aux Conseillers de décider d’un recours. Suite à cette décision, c’est au Collège à désigner un avocat sur base d’un marché public en bonne et due forme… C’est peut-être là alors que le bât blesse..

Sur les raisons du huis clos, il paraît que c’est parce que la commune doit désigner son avocat et qu’il s’agit d’une personne. A mourir de rire ! Ce n’est pas au Conseil de désigner l’avocat mais au Collège qui lui se tient bien à huis clos. En outre, le nom d’un avocat n’a pas à être tenu secret puisque son rôle est justement de représenter la commune !

Ensuite, on semble dire qu’il ne faudrait pas, pour le recours contre le permis, que la partie adverse entende nos arguments. Là, je suis effondrée…  La requête a dû être déposée au Conseil d’Etat, puisque nous sommes dans le cadre d’une ratification d’une décision du Collège prise en urgence et la requête, dès qu’elle est déposée, est transmise dans les meilleurs délais à la partie adverse. Concrètement, il n’est pas impossible que la partie adverse ait déjà ladite requête et en sache donc plus que les Conseillers eux-mêmes…

Monsieur le Bourgmestre, vous allez bientôt pouvoir tenir la main à JAWAD J

Ne cautionnant pas ces mises à huis clos et cette volonté de cacher des choses aux citoyens, j’ai décidé de ne pas participer aux huis clos du Conseil de ce lundi.

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URBANISME : Rue Perniaux, permis octroyé pour la construction d'un building dans la réserve naturelle de Restaumont ? Magie !

En avril 2014 était publié au Moniteur le périmètre de la réserve domaniale dite de la carrière de Restaumont après enquête publique réalisée par la Commune. La carte reprenant le périmètre de la réserve est très claire : le terrain sur lequel devrait s'implanter l'immeuble à appartements rue Perniaux est repris dans la réserve, rendant du même coup le terrain non-constructible.

Ma question au dernier Conseil communal qui traitait du volet "aménagement public" relatif à ce projet était donc légitime : pourquoi discutons-nous de l'octroi d'un permis pour la construction d'un immeuble dans une réserve naturelle ?

La seule réponse verbale obtenue jusqu’alors était qu’on aurait "oublié" de reprendre la parcelle en question dans la liste rébarbative des parcelles reprises dans l'arrêté de classement !! A la bonne heure... Sachant que l'Urbanisme est aux mains des écolos à Ecaussinnes, c'est un comble ! Quoi qu'il en soit, c'est bien dans le périmètre de la réserve naturelle des carrières de Restaumont, tel que repris sur la carte, qu'une procédure de délivrance de permis est effectivement entamée.

Mais qui obtiendra ce permis ? L'affaire était brumeuse.

Le terrain semble appartenir à la société Prinvest B ayant comme objet social l'acquisition de biens pour compte de tiers. Le demandeur du permis, quant à lui, est un citoyen de Soignies n'ayant pas du tout le profil d'un promoteur immobilier et n’ayant rien à voir a priori avec le propriétaire. Quel mic mac ! On pouvait seulement remarquer sur le site internet du demandeur qu’il avait un partenaire privilégié, bien connu chez nous, à savoir la société IMOGES de notre ami conseiller communal Sirault. L’architecte est également bien connu comme étant celui du sieur Sirault… Mais, affirmation à l’appui, ce dernier niait toute implication dans ce dossier. Dont acte. Si Monsieur Sirault nous dit qu'il n'a rien à voir avec ce dossier, c'est qu'il n'a rien à voir avec ce dossier. On sait qu'il n'a pas pour habitude de mentir, ni d'utiliser son mandat à des fins personnelles...

Ce lundi 28 septembre 2015, le Conseil communal avait à traiter des aspects touchant le domaine public de ce fameux permis. Coup de théâtre : le promoteur conseiller communal Eric Sirault a déclaré qu'il ne participerait pas aux débats. La raison ? Malgré toute l'énergie mise, trop de gens avaient de lourds soupçons sur la réelle identité de ce fameux propriétaire masqué qui s'est, in fine, avéré bel et bien être Monsieur Sirault ! Cela ne l'a pas empêché de rester, après une très brève sortie, dans la salle du Conseil pour vérifier que tout se passait selon ses plans...

C'est donc par divers tours de passe passe que Monsieur Sirault semble parvenu à franchir une première étape devant aboutir à l’obtention d’un permis dans une réserve naturelle. D'abord, on aurait "oublié" dans l'arrêté de classement en réserve la parcelle en question, et ensuite le permis devait être octroyé sans que le nom de Monsieur Sirault n'apparaisse, avant même qu'il se déclare, acculé par l'évidence, comme étant le réel propriétaire du terrain.  Il nous aurait donc menti ! J'en suis encore toute retournée... Je n'osais y croire. Ce garçon semblait si honnête et voulant s'investir en politique pour le bien de tous, dans un désintéressement total. 

Beaucoup de questions demeurent. Pourquoi la Commune compte-t-elle traiter une demande de permis sans se poser la question de savoir si ce terrain est, oui ou non, constructible ? "On a "oublié" de reprendre la parcelle en question dans l'arrêté. Est-ce une réponse satisfaisante sachant que c’est cette majorité qui a participé au classement de la zone ? Qui et pourquoi a-t-on oublié ? Ce serait donc une erreur matérielle ? Est-elle réellement créatrice de droits pour le propriétaire du terrain, qu'il soit masqué ou non ? A quel moment la mutation immobilière a-t-elle eu lieu ? In tempore non suspecto ?

Pourquoi le Conseiller communal Sirault a-t-il voulu se cacher derrière un tel écran de fumée ? A-t-il voulu se cacher de sa propre majorité ? Ce serait un moindre mal. Ou, plutôt, a-t-il voulu cacher derrière une brume opaque une opération immobilière douteuse avec la complicité de la majorité au pouvoir à Ecaussinnes ? Ce serait plus grave. Quoi qu'il en soit, un conseiller communal n'a pas à se cacher derrière une société écran.

Et les autres ? Quelle est leur implication dans cette fumisterie? Comment justifier que, dans la délibération proposée, on oublie de mentionner les votes négatifs émis par la CCATM ? Encore un "oubli" ? Toute la majorité était-elle complice ? A cet égard, un vote divergent m'interpelle...

On se souviendra aussi que la Commune, dans le cadre du dossier "Cuvelier", avait effectué des essais de sols sur le terrain de Monsieur Sirault quelques jours avant le lancement de la construction de l’immeuble... Là aussi, ce serait l'entrepreneur qui se serait "trompé"...

Formidable, n'est-il pas ?

Je me demandais pourquoi le MR n’obtenait rien de cette majorité. je commence à comprendre. Toutes les cartouches sont brulées pour servir Monsieur Sirault. Il ne reste dès lors rien pour servir les valeurs libérales et les écaussinnois...

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Immobilier : enjeu majeur entre manipulations et hypocrisie…

En campagne électorale et lors de l’accord de majorité de 2012, j’avais dit que l’immobilier serait un enjeu majeur et une source de conflits, de manipulations et d’hypocrisie puisque la majorité avait décidé de s’allier avec un promoteur particulièrement vorace. Pouvait-on imaginer un discours différent entre les projets du promoteur-conseiller communal ou d’autres promoteurs ? Dans la médiocratie, l’intérêt général est rarement le fil conducteur…

La question se pose aujourd’hui avec le projet de Restaumont, ou toute l’hypocrisie est dévoilée. Voici quelques clefs pour ne pas se laisser piéger dans la manipulation politicienne.

Perte de toute crédibilité d’ECOLO en matière d’immobilier !

Lors de la réunion d’information sur le projet de Restaumont, ECOLO s’est offusqué du fait que la notion d’éco-quartier serait dénaturée dans ce projet trop dense. Ils ont ajouté que notre village devait le rester. En voilà de bonnes paroles ! Regrettable que ce vœux pieu arrive seulement aujourd’hui et ne soit pas de rigueur pour d’autres dossiers. ECOLO a largement contribué à détruire notre village. Ils nous ont aujourd’hui offerts des poules mais ils veulent aussi nous mettre dans des cages à poules ! Ils préféreront que les immeubles donnent dans les jardins mais en aucun cas n’ait de vue sur la réserve domaniale. En matière d’urbanisme, l’humain passe au second plan pour ECOLO. Un petit rappel s’impose…

C’est le Ministre ECOLO Henry qui a donné le permis pour l’Eco-quartier du Boulevard de la Sennette. Au départ 55 logements mais, heureusement, une intervention de dernière minute pour protéger des intérêts purement individuels permettra que deux lots soient supprimés : le premier pour le building central et le second pour la parcelle près de la piscine, là où un parking était tant souhaité par l’Echevine de l’époque, Cécile Saint Ghislain, riveraine du projet. Le permis sera délivré par le Ministre ECOLO Henry pour 37 logements, ce qui est déjà assez dense. Aujourd’hui, la Commune négocierait le fameux parking tant souhaité par l’ex-Echevine Saint Ghislain, près de la rue de Mayeurmont. La seule carotte pour obtenir un parking est sans doute de marquer son accord pour l’immeuble à appartements au centre du projet !!! Cela se fera-t-il ? Donnera-t-on cette information aux futurs acquéreurs des nouvelles maisons qui sont en train de se construire ? Mon petit doigt me dit que non… Pauvres nouveaux acquéreurs, ils auront peut-être un mirador pour voisin alors que la photo actuellement affichée sur le site est un bel espace vert…

Mais surtout, que dire de la densité probablement supérieure à celle prévue à Nocarcentre ? Pourtant ce permis serait actuellement en négociation avec la Commune et son Echevine Ecolo. L’Eco-quartier ici ne semble plus être dénaturé par sa densité… Que du contraire !

 La solution pour défendre notre Commune au Boulevard de la Sennette aurait été de demander l’annulation de ce permis (je l’ai demandé au Conseil communal en son temps) mais ECOLO au pouvoir ne pouvait discréditer son Ministre. Ecaussinnes est passé après l’intérêt supérieur de ce parti…

Ainsi, quand une décision doit être prise par un Ministre d’une autre couleur politique, le cas de la SAR de Restaumont, la notion d’ECO-quartier peu dense est importante. Tandis que, lorsqu’il s’agit d’une décision du Collège pilotée par des Echevines successives ECOLO et un Ministre ECOLO, le cas du Boulevard de la Sennette, ou lorsque le partenaire politique promoteur est demandeur, là, plus de problème de densité ou d’urbanisme… Depuis 2012, ECOLO s’est complétement discrédité en matière d’urbanisme...

Ce n’est pas tout….

Avant les élections, plusieurs membres ECOLO se sont opposés farouchement au projet de la rue du Daim, allant jusqu’à porter plainte à la tutelle et à introduire des réclamations dont celle de Mme Saint Ghislain qui réclamait, ni plus ni moins, la suppression de « l’aberration urbanistique ». Quelques mois après l’accord politique avec le promoteur de ce projet, c’est elle qui signera le permis déclarant que le bâtiment s’intègre parfaitement dans le quartier….Tout est possible en politique, souvent le pire. On peut d’ailleurs se demander si ce n’est pas cette réclamation qui provoquera sa démission. L’avenir nous le dira…

Mais ce n’est toujours pas tout….

C’est le Ministre Henry qui donnera le permis pour l’immeuble de 26 appartements à la rue Cuvelier contre l’avis de la commune, de la CCATM et même contre l’avis de la Commission des recours de la Région wallonne. Le dossier était sur le bureau du Ministre fin janvier 2012 mais nous étions déjà en période électorale. La section ECOLO d’Ecaussinnes voulait aussi faire campagne sur la préservation de notre village… Le Ministre a donc tenu sa décision en suspens pour permettre aux Ecolos Ecaussinnois de faire campagne en surfant sur la vague porteuse. Après les élections et un accord conclu avec le promoteur du projet, il fallait aussi attendre un peu pour ne pas que les Ecaussinnois comprennent trop vite que la délivrance de ce permis faisait partie de l’accord de majorité avec le promoteur concerné. Finalement, le Ministre HENRY (ECOLO) attendra août 2013 pour statuer. J’ai déposé un point au Conseil pour demander l’annulation de ce permis. Les éléments juridiques étaient nombreux mais contester une décision d’un Ministre Ecolo facilitant l’accord de majorité fut impossible. Certains élus pousseront la perversité jusqu’à clamer qu’on ne pouvait rien y faire….mais la majorité traitera néanmoins une demande de modification de ce permis afin de court-circuiter certains arguments relevés par des riverains devant le Conseil d’Etat et espérer l’échec de leur procédure... Nos élus locaux écriront dans ce cadre que le bâtiment s’intègre parfaitement et se justifie pleinement alors qu’ils disaient le contraire quelques mois plus tôt…

D’autres projets sont à l’étude et certains ont déjà reçus des avis de principe favorables de cette majorité. Je peux donc vous dire que la cage à poules a encore de beaux jours avec nos élus locaux malgré leurs propos…

Aujourd’hui, tous se lèvent contre le projet de Restaumont. A mourir de rire !! Le dossier nous a été présenté en enquête publique, certes, mais pour en arriver là aujourd’hui, il a été lancé depuis de nombreux mois, soit avant même les élections régionales. Il y a forcément eu des rencontres, des avis informels. Un privé n’engagerait pas tant de frais d’étude sans cela. Qui était à la manœuvre au début de ce dossier ? Il est certain que le Collège actuel a de manière informelle donné son aval. Le promoteur aurait-il, de sa propre initiative, implanté des sentiers dans son projet et réduire ainsi sa marge bénéficiaire ? Poser la question, c’est y répondre…

MR, ou le double discours d’un parti devenu l’appendice du PS…

Quant au MR (anciennement RL), on se souvient en campagne électorale qu’il défendait des constructions d’immeubles sans aucune retenue pour faire face au défi de la croissance démographique à laquelle était confrontée la Wallonie. On aurait presque pu croire que Monsieur Palemans voulait qu’Ecaussinnes prenne sur son territoire toute la croissance démographique wallonne… Aujourd’hui, il écrit à ceux qui veulent le lire au sujet de la SAR de Restaumont que le libéraux s’y sont opposés au prétexte cette fois qu’Ecaussinnes devait rester un village « semi »-rural. Le « semi » a toute son importance car toutes les brides sont lâchées évidemment lorsqu’il s’agit d’un projet de son promoteur chéri conseiller communal… Une chance donc que ce projet ne soit pas un projet de Monsieur Sirault… In fine, et cela vaut pour tous les groupes de la majorité, il est très facile de s’opposer en façade à un tel projet lorsque la décision devra être prise par un Ministre d’une couleur politique différente.

Accord PS – MR : une politique socialiste à Ecaussinnes contre tout ce que veut le conseiller communal promoteur. 

Il faut comprendre le dessous des cartes pour appréhender la manipulation. L’argument pour les socialistes, en ce qui concerne la SAR de Restaumont, est de dire que c’est le méchant Ministre CDH qui est aux commandes. Il ne faut cependant pas oublier que ce sont ces mêmes socialistes qui trouvent que le bâtiment de la rue Cuvelier est en parfaite intégration avec son contexte bâti. Il en est de même pour l’immeuble de la rue du Daim ou subitement, comme par enchantement, l’immeuble maintenant s’intègre parfaitement dans le quartier. Ils ont tous, très vite, oublié leurs nombreux écrits d’opposants pour permettre la signature d’un accord avec le promoteur et ainsi arriver au POUVOIR. Heureusement les écrits restent…

Les socialistes veulent aussi faire du logement social sans limite, même dans une Eglise. Il ne faut pas oublier non plus le PCA (Plan communal d’aménagement du territoire) en cours d’analyse qui prévoit le développement d’une nouvelle zone de logements sociaux à la rue de l’Espinette. Ce projet, s’il devait se concrétiser, viendrait définitivement dénaturer cette zone située à quelques dizaines de mètres du château fort….Merci aux socialistes, Ecolos et même libéraux dont l’unique valeur consiste à troquer une politique socialiste contre tout ce que veut son promoteur immobilier conseiller communal. On parle ici de 4 hectares, soit une surface encore plus grande que celle dont question à Restaumont. 4 hectares de logements sociaux, soit un nouveau gouffre financier que les contribuables devront, une fois encore, combler. Moi, je dis non à l’inscription de ce projet dans le PCA, et ce, contre l’option prise par la majorité actuelle. Il y a bien d’autres façons de faire des politiques sociales du logement…

L’enquête publique sera bientôt lancée à ce sujet. Mobilisez-vous pour préserver notre commune. La multiplication de logements de masse la rendra invivable !

Je savais que l’immobilier serait un enjeu majeur mais je n’imaginais pas à quel point les élus locaux serait prêts aux pires compromissions et manipulations pour servir leurs desseins.

Ecaussinnes doit, grâce à votre motivation à tous, tenter de sauver ce qui peut encore l’être.

De mon côté, j’ai introduit une réclamation contre le projet de Restaumont en mettant l’accent sur le problème karstique qui pourrait être une entrave. J’ai aussi introduit une réclamation dans le cadre de l’enquête publique concernant l’immeuble à la rue Perniaux.

J’ai voulu prendre du recul pour vous donner une information complète car bien d’autres projets imbuvables sont à l’étude et risquent d’être avalisés par la majorité actuelle.

Le combat du groupe ACE restera le même, aucune alliance ne nous obligera à renoncer à notre réelle volonté de préservation de notre cadre de vie à tous. La manipulation politicienne et l’hypocrisie généralisée ne passera pas par l’Action Citoyenne Ecaussinnoise !  

Nous ne sommes évidemment pas opposés aux projets immobiliers mais ceux-ci doivent s’intégrer parfaitement aux quartiers existants. Sans cela, le bien vivre ensemble est en péril car la mauvaise intégration des bâtiments, c’est aussi la mauvaise intégration de ses futurs habitants !

Nous restons à votre disposition et vous invitons d’ailleurs à notre souper de ce vendredi 19 juin 2015, dès 18 heures, à la palette verte, rue Jean Jaures, pour poursuivre cette discussion.

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Avis du citoyen : démarche respectueuse ou simple slogan électoral : du TTIP à la rénovation de Sainte-Philomène !

Aujourd’hui, timidement mais fermement, le citoyen entend reprendre sa place sur l’échiquier politique.  Il était temps. J’espère qu’il n’est pas trop tard.

L’heure est à la prise de conscience et au constat. Même s’il est difficile de combattre les lobbies, de transcender les individualismes, l’action citoyenne est indispensable pour sortir l’Humanité d’une spirale particulièrement destructrice et mortifère.

Que ce soit en opposition aux OGM, à Monsanto, au TTIP, au nucléaire, au lobby agroalimentaire qui vise à tuer les artisans comme les producteurs de fromage de Herve, aux multinationales qui ont manifestement pris le pouvoir au niveau des instances européennes, le citoyen comprend qu’il est temps de réinvestir l’espace démocratique devenu moribond.

Au niveau de notre pays, on se rend compte également des malaises de notre démocratie. La justice n’a plus les moyens de fonctionner correctement et une réforme en cours paraît particulièrement dangereuse sur le plan des principes démocratiques. En donnant la possibilité au Parquet de poser des actes liberticides, c’est pratiquement au Ministre qu’on donne des pouvoirs exorbitants. C’est dangereux. Je ne voudrais pas vivre dans un pays où les opposants politiques pourraient se voir arrêtés pour des motifs futiles. Les citoyens doivent s’opposer à de telles mesures, tout comme ils se lèvent contre les OGM, contre le TTIP et d’autres choix inacceptables pour notre avenir.

Au niveau local, le rôle du citoyen est aussi important de nos jours. Il a toujours été, pour moi, bien plus qu’un slogan électoral. J’ai toujours pris en compte l’avis des citoyens lorsque, Echevine des travaux, je réalisais des chantiers. Je me suis battue pour élaborer des projets les plus conformes aux attentes des riverains et j’ai apporté mon aide aux citoyens confrontés à la pression immobilière excessive.

Au niveau du Plan communal de Développement rural, j’ai voulu donner la meilleure information en respectant l’avis émis par les membres de cette commission. En ce qui concerne Sainte-Philomène, je soutenais au départ l’idée de mon colistier Jean-Pierre LEGGE d’y installer les bureaux du CPAS. Ce projet, peu coûteux et raisonnable, a malheureusement été coulé par le Fonctionnaire Délégué de la Région wallonne qui voyait dans le tas de briques de Sainte Philomène un patrimoine à ce point extraordinaire qu’il entendait garder outre les façades, ce qui était prévu, tous les volumes intérieurs. De la sorte, le Fonctionnaire Délégué torpillait tout projet raisonnable quant au coût. Dès lors, la volonté de la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) a été d’y faire une maison multiservices (bibliothèque, salle polyvalente, ateliers d’insertion professionnelle,…) et de sauver le bâtiment, comme le voulait le Fonctionnaire Délégué. Le budget tournait autour des 2.000.000€ et un subside de 1.200.000€ a été attribué à notre commune. L’auteur de projet a dès lors poursuivi sa mission mais des postes supplémentaires sont venus s’ajouter au budget comme, par exemple, les aménagements extérieurs exigés par les pompiers. Par ailleurs, un problème de stabilité est venu se greffer rendant l’exécution de la programmation intérieure problématique. Il fallait, soit réduire les activités à développer sur le site, soit, et c’est l’option qui a été choisie par la nouvelle majorité, construire une annexe. Un nouveau projet a alors vu le jour avec la construction d’un nouveau bâtiment. Evidemment, le budget n’était plus du tout le même. On parlait désormais de 4.000.000€, voire plus. Le Collège a renoncé puisque la part communale allait devenir insoutenable. On ne peut que lui donner raison.

 Mais, dès lors, que faire pour ne pas perdre le subside alloué ? Un nouveau projet a donc été présenté à la Commission Locale de Développement Rural par Madame l’ Echevine Areti Boscoupios qui vient de succéder à Mme Cécile Saint Ghislain. Madame Boscoupios a d’emblée marqué des points en confiant que l’avis de la CLDR était important. On ne peut que l’en remercier car il faut bien constater que dans d’autres domaines, la nouvelle majorité n’a que faire de l’avis des citoyens…

Quant au dossier lui-même, d’une maison multiservices, telle que voulue par la CLDR, il n’en reste pratiquement rien, si ce n’est une minuscule salle polyvalente et des ateliers de réinsertion pour le CPAS. Le reste ? 10 logements kangourou pour personnes précarisées. Quant au coût, la facture devrait être de +/- 3.000.000€ ! Trois millions pour 10 logements, soit 300.000€ par logement ! A la hauteur des loyers perçus par ce type d’occupants, je vous laisse juge de la rentabilité d’un tel investissement destiné au bonheur de quelques personnes clientélisées… On est loin de l’idée d’une maison multiservices ouvertes à toute la population !

 Si l’idée de départ de la CLDR était de garder le bâtiment, on parle cette fois d’une démolition-reconstruction. La demande allait être faite au Fonctionnaire Délégué. Changera-t-il d’avis en fonction de la nouvelle majorité ? Je ne serais pas étonnée… Mais alors, si ce n’est pas pour garder le bâtiment, quel est l’intérêt d’une telle dépense ? Autre constat des membres, où est la maison multiservices ouverte à tous ? Il n’en reste rien ou si peu : 54 m² pour une salle de réunion et des ateliers d’insertion professionnelle pour le CPAS. Peanuts !

Finalement une majorité de la CLDR a dit non à ce projet de logements. La maison sera multiservices ou ne sera pas. La CLDR espère avoir bientôt un autre projet correspondant à ses attentes avec un avis clair sur le fait de devoir garder le bâtiment ou de pouvoir le démolir afin de faire un choix en connaissance de cause. La CLDR compte maintenant sur sa représentante au Collège communal pour pouvoir avancer dans ce dossier dans le sens de l’avis des citoyens, ce qui a été promis par la nouvelle Echevine.

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ECAUSSINNES :détournement de pouvoir et conflit d'intérêt ?

Ce 23 février était à l’ordre du jour du Conseil communal le dossier de la rénovation de la rue Cuvelier, dossier que j’avais initié lorsque j’étais Echevine des travaux. Ce dossier me choque sur plusieurs points.

 

Conflit d’intérêt ?

Rappelons que Monsieur Sirault, Conseiller communal de la majorité (RL), président de la Commission Travaux de la Commune, est aussi le promoteur de l’immeuble à appartements en cours de construction dans la rue Cuvelier. Rappelons également que le permis de ce bâtiment est largement contesté auprès du Conseil d’Etat et que le Collège réfléchit à une modification du permis.

Au centre de la discussion se pose la question du trottoir qui est à charge du promoteur, le Conseiller communal Sirault. En ce qui concerne la rue, le permis délivré prévoit des trottoirs en pierres bleues. Le promoteur Sirault devrait se voir  imposer l’obligation  de poser des trottoirs similaires à ceux de la Commune. Que ces trottoirs soient en pierres bleues ou non a évidemment un impact financier direct pour le promoteur conseiller président de la commission travaux Sirault… Pas de souci donc pour la majorité de faire plaisir à son promoteur chéri : ni une ni deux, à la dernière minute, on modifie le cahier des charges relatif à la rénovation de la rue Cuvelier, on change, en laissant des coquilles, pierres bleues par pavés en béton, et le tour est joué. Monsieur Sirault fait là une économie. Tant pis pour les riverains qui verront changer leurs trottoirs en pierres bleues par du béton…

J’ai soulevé le conflit d’intérêt et posé la question de la participation du Monsieur Eric Sirault, Conseiller RL, Président de la Commission Travaux et promoteur immobilier au vote sur cette délibération. Après une suspension de séance demandée par la majorité, il m’a été répondu que l’économie réalisée par Monsieur Sirault n’était que de 2 000 euros et donc qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêt et qu’il pouvait donc sans problème participer au vote. Ben voyons…

 

Détournement de pouvoir ?

Mais il y a plus grave , le cahier des charges prévoit que la mise à disposition des tranchées des impétrants (eau, gaz, électricité,…) sera financée par la Commune alors que le bénéfice de raccordements à l’immeuble tombe dans l’escarcelle du promoteur. Je me demandais, alors que le cahier des charges de rénovation de la rue était pratiquement terminé quand j’ai quitté mon poste d’Echevine, pourquoi la majorité prenait tant de temps à le soumettre au Conseil. J’ai aujourd’hui la réponse. De nouveau, les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général. Nous sommes, pour moi, face à un détournement de pouvoir.

 

Protection complice de la Commune ?

Le permis de l’immeuble de la Rue Cuvelier est attaqué au Conseil d’Etat. Pour le moment, la Commune n’a aucune responsabilité à cet égard car ce permis a été délivré par le Ministre Ecolo Henry contre l’avis de toutes les instances (CCATM, Collège communal de l’époque, Commission de recours de la Région Wallonne). La sagesse et l’intérêt communal voudraient qu’aucune initiative de la Commune ne soient prise avant d’être fixé sur ces recours.

Je crains que la majorité, pour protéger les intérêts du promoteur, Conseiller communal, Président de la Commission travaux, le sieur Eric Sirault, envisage de prendre un permis modificatif afin de tenter de contourner certains arguments des riverains au Conseil d’Etat. Si c’est le cas, la responsabilité de la Commune, ou certaines responsabilités personnelles, pourraient se voir engagées. La volonté initiale de la Commune, qui ressort des décisions, était de voir à cet endroit des maisons unifamiliales. Il existait aussi un autre projet prévoyant plus de parking. Comment comprendre un tel revirement. L’impartialité du collège et l’existence d’un second projet préférable pourraient dès lors être deux nouveaux moyens pour les riverains pour un recours, cette fois, contre la commune.

Quand je vois comment certains citoyens sont traités en matière d’urbanisme, par rapport à d’autres, cela me met hors de moi.

En ce qui me concerne, contre vents et marées, malgré les pressions et les menaces, je garderai le cap. Ainsi, je vais introduire un recours afin que la tutelle annule la délibération de lundi. On vous dira que je vais ralentir le dossier mais que doit-on penser lorsqu’on sait qu’il pouvait être présenté au Conseil il y a déjà près de deux ans…

 

Quizz

 

J’avais cru déceler chez certains membres de la majorité un esprit empreint d’idéal, de conviction, d’engagement. A vous de trouver les auteurs des phrases suivantes :

« Une fois de plus, hélas, Ecaussinnes est sur le devant de la scène en raison des frasques et de l’irresponsabilité (coupable ?) de certains de ces mandataires ».

« Le nombre d’irrégularités, de non-respect des instances et des procédures, telles qu’elles ont été rappelées récemment et fort justement par Dominique Faignart, laisse aussi interrogateur quant aux réelles motivations de certains membres du Collège… Est-ce l’intérêt général qui est poursuivi ou la défense de certains intérêts particuliers ? »

« Je trouve à tout le moins très discutable que des intérêts privés côtoient de manière aussi étroites des intérêts publics ».

« C’est chaque écaussinnois, et non seulement les riverains, qui devrait être contre des projets qui détruisent l’âme du village et provoquent des dégâts paysagers irrémédiables ! ».

« Il semblerait que le promoteur, si on s’en tient à ses propres déclarations dans le presse, a fait du lobbying intensif auprès de certains membres du Collège ».

« Pour qu’Ecaussinnes convienne à tous, nous devons gérer deux urgences qui ont été négligées par la majorité sortante et ce malgré les nombreuses remarques du groupe PS au CC : l’urbanisme et la consultations des citoyens sur le type de village et de quartiers qu’ils souhaitent. »

« Je vous la redis (ma position)de nouveau, au-delà du respect que j’ai pour vous et vos collègues, politiquement, je ne peux plus vous faire confiance ainsi  qu’à plusieurs des membres de votre Collège »

« Il me semble que certains membres du Collège ont été plus sensibles au lobbying du promoteur qu’au respect des prescriptions légales. »

« Etes-vous si désintéressés quant au développement urbanistique harmonieux, raisonné et intégré de notre entité que vous laissez aller à volo ce qui assure son cachet, son caractère. »

« Je tiens une dernière fois à vous appeler à la sagesse raisonnable quant au respect de notre lieu de vie qu’est notre entité »

« Ecaussinnes-Lez-Chicago ? Quand la politique se met au service des promoteurs immobiliers ».

Pour vous aider, les mandataires RL (MR) ne sont pas concernés. Ils avaient fait élire un condamné et avaient sur leur liste un promoteur immobilier. Ils tiennent parole et poursuivent sur la voie tracée.

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Après "fasciste", me voici désormais "poujadiste" ! Ben voyons...

Le Conseil communal de ce 19 janvier avait pourtant bien commencé. Après les attentats de Paris, nous avons eu droit au traditionnel discours, tremolos compris, sur la liberté d’expression, la tolérance, le respect et tutti quanti, rôle dans lequel tout politicien se doit d’exceller, Monsieur Dupont compris.

Très vite, les choses ont dégénéré.

J’ai voulu expliquer pourquoi je votais contre l’octroi d’un subside communal à la toute nouvelle ASBL « Agence de développement local ». A l’heure des rationalisations,  ACE s’était opposé à la création de nouvelles institutions à l’efficacité douteuse dont raffole malheureusement la Wallonie exsangue.  D’autant qu’à Ecaussinnes, cette ASBL a été créée, et son directeur engagé sur des bases parfaitement clientélistes, voire népotistes, en bon camarade désœuvré bien étiqueté, alors même que la Commune n’a aucune certitude d’obtenir le subside régional destiné à financer la nouvelle structure.

J’ai eu droit, de la part du Bourgmestre, a une réponse de très haut vol et d’une honnêteté intellectuelle indiscutable : « Nous notons que Madame Hemberg est opposée au développement économique d’Ecaussinnes ! ».  Que les choses soient claires. Je suis évidemment favorable au développement économique d’Ecaussinnes, mais si une quelconque Agence de développement local avait un jour favorisé un autre développement économique que celui des gens qu’elle rémunère, cela se saurait et la Wallonie friande des machins serait depuis longtemps l’une des régions les plus riches du monde.

Le Bourgmestre  nous a d’ailleurs fait part de sa crainte de voir le dossier de subside du nouveau brol bloqué par le Cdh de Monsieur Deschamps. On crée donc un brol pour offrir un emploi à un camarade très proche, on le fait sans attendre la promesse de subside, et on prétend que si on n’a pas le subside, c’est à cause d’un adversaire politique. C’est certain, on est en Wallonie : la pistonnerie politique à tous les niveaux, peu importe le consistance d’un dossier ou l’opportunité d’une dépense.

Je comprends de mieux en mieux les difficultés que j’ai pu avoir comme échevin sans relais : bâtons dans les roues, tutelles particulièrement pointilleuses, le tout piloté depuis Ecaussinnes.  Je me souviens aussi de cet ouvrier communal qui m’informa qu’après la manifestation organisée contre moi en 2010, les manifestants s’étaient vus offrir un verre à la maison du peuple. Il suffit de voir les mouvements contre le gouvernement fédéral pour comprendre notre « démocratie ». Un démocratie sans le PS est inacceptable pour le PS et tous les moyens sont bons pour le faire comprendre.

Ainsi donc, Ecaussinnes se voit dotée d’une nouvelle structure inutile, dirigée par un camarade assez beau et presque frère sans qu’ on ne sache vraiment à quoi le bidule va servir si ce n’est au développement économique de son directeur, et au développement électoral du PS.

J’ai osé également poser une question technique sur un convention relative à l’accueil des animaux errants.  Rien de transcendant si ce n’est simplement soulever le fait que la Commune, selon les termes de cette convention, devait être à même d’accueillir des animaux les nuits et les Week-end.  Cela en était de trop pour le Bourgmestre pour qui j’avais atteint, je le cite, « le sommet du poujadisme ».  Être poujadiste serait donc montrer que la majorité n’a rien mis en place pour respecter les engagements qu’elle fait prendre à la Commune. Drôle de définition…

A noter également qu’était mis à l’ordre du jour, erronément, mais sciemment, à huis clos, le dossier de la démolition d’un bâtiment suite à l’arrêt du Conseil d’Etat annulant un permis d’urbanisme délivré par la Commune. On ne peut décidément pas parler de tout à Ecaussinnes…

MR et Ecolo restent complices d’errements qu’ils critiquent tant quand ils sont dans l’opposition…

Allez, vive la liberté d’expression, la démocratie, la tolérance et le respect des autres à Ecaussinnes,….

 

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Hemberg, fasciste ! Ben voyons...

Lors du dernier Conseil communal, j’ai osé poser la question du traitement inéquitable des dossiers en matière d’infractions urbanistiques. 

 

En effet, que ce soit lors de la délivrance des permis, ou lors du traitement des infractions, le sort réservé aux dossiers relève trop souvent de l’arbitraire. En fonction des personnes, le choix des procédures, ou le traitement aléatoire des infractions restent trop souvent la règle. Dans certains cas, la Commune envoie des personnes à la Police, alors même que c’est son rôle de traiter les demandes et d’agir administrativement en parfaite impartialité dès la prise de connaissance des faits. Dans d’autres, elle agit selon des demandes de citoyens. Parfois, elle agit d’initiative. Dans tous les cas, c’est l’arbitraire qui domine, sans le moindre respect de l’Etat de droit qui voudrait que chaque citoyen et chaque cas soit traité en équité de façon impartiale.

 

En matière de délivrance de permis, la réglementation étant particulièrement touffue, certains se voient imposer des contraintes manifestement non justifiées, ou voient leurs dossiers renvoyer sur des voies administratives sans issue et considérablement longues, alors que d’autres passent ce qu’ils veulent, comme ils le veulent, dans un parcours administratif simplifié et rapide.

 

Quant aux infractions, certains se voient imposer des amendes mirifiques et des obligations de démonter des ouvrages quand d’autres sont aidés pour la régularisation par des voies réglementaires détournées et gratuites. Certains, en infractions graves et manifestes, ne se voient contraints à rien.

 

Madame l’échevine de l’urbanisme, comme elle l’avait déjà fait il y a quelque temps avec un autre conseiller communal, a estimé que mon intervention, qui demande simplement à faire en sorte que les dossiers soient traités de façon neutre, impartiale et en équité, était une intervention à caractère fasciste.

 

L’Union des Villes et Communes de Wallonie s’est positionnée sur la question du traitement équitable des dossiers en matière d’urbanisme : « Les décisions d’urbanisme souffrent d’une forme de fragilité « structurelle » aux yeux de l’opinion publique ». Si à cette fragilité vient s’ajouter un sentiment d’injustice à cause d’une inégalité de traitement (une infraction sanctionnée, une autre à propos de laquelle les autorités restent muettes), c’est toute la politique d’urbanisme (bon aménagement des lieux,…) et tout le travail de l’administration qui peut être mis à mal, voire décrédibilisé. La conséquence corollaire de ce fait, c’est l’incompréhension chez les citoyens neutres qui restent majoritaires ».

 

Je ne dis finalement rien d’autre. L’Union des Villes et Communes de Wallonie est-elle une organisation fasciste ?

 

A la vérité, les écarts des uns et des autres, entre les promesses électorales, et la réalité d’aujourd’hui, deviennent abyssaux.

 

A l’égard d’un permis annulé par le Conseil d’Etat, permis que le Collège actuel s’apprête à délivrer, Monsieur Faignart, aujourd’hui échevin, disait au Conseil communal du 26 mars 2012 : « Je dénonce l’inégalité entre les citoyens ! Alors, Madame la Bourgmestre, suite à l’annulation prononcée, prenez vos responsabilités en adoptant une attitude assurant l’équité entre tous les citoyens car, manifestement, tous les citoyens ne sont malheureusement pas égaux devant l’infraction urbanistique à Ecaussinnes ». Monsieur Faignard, très en verve sur la question quand il était dans l’opposition, développait-il à l’époque également un discours fasciste ? Aujourd’hui qu’il participe aux décisions, Monsieur Faignart se tait.

 

Quant aux écolos, je ne résiste pas à rappeler leur tract « toutes boîtes » du printemps 2010, tract présenté par Madame Saint Ghislain : «En octobre dernier, une courte majorité au collège a approuvé un nouveau projet de construction d’une quinzaine d’appartements (…).Il semble que certains membres du Collège ont été plus sensibles au lobbying du promoteur qu’au respect des prescriptions légales (…).Il ne s’agit pas de refuser aux Ecaussinnois de se loger mais de respecter « la règle du jeu » par les décideurs. On ne construit plus n’importe quoi et n’importe où sans tenir compte de l’environnement résidentiel, paysager et urbanistique déjà présent ! ».

 

Entretemps, le Conseil d’Etat a annulé ce permis, et l’énorme infraction urbanistique est actuellement sur la table du Collège. Il est normal dès lors que les Ecaussinnois soient en droit d’attendre que Madame Saint Ghislain, devenue depuis échevine de l’urbanisme, traite ce dossier en équité et en toute impartialité, conformément aux promesses électorales, si non, cela donnerait l’impression que « la politique se met au service des promoteurs immobiliers » et que nous vivrions à « Ecaussinnes-lez-Chicago », ce qui était la crainte de Monsieur Severs, quand il était citoyen, avant de devenir Président du CPAS et membre du Collège qui doit aujourd’hui traiter l’urbanisme… en équité et en toute impartialité.

 

Tiens, … Pour en revenir au fascisme, le terme désigne au sens strict les mouvements politiques qui ne croient pas à l’égalité des êtres humains. Au sens large, le terme s’est répandu à tout mouvement politique s’appuyant sur un pouvoir imposé par la force au service d’une classe humaine dominante. Dans son acceptation la plus large, le terme est employé pour disqualifier l’ennemi politique. Dans le débat politique contemporain, le terme fasciste continue d’être employé comme une injure.

 

Ainsi, traiter de fasciste un membre du Conseil communal qui demande à ce que tous les Ecaussinnois soient traités sur pied d’égalité en matière d’urbanisme est particulièrement bisquant. C’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité. Mais j’ai l’habitude. Il fut un temps où j’étais traitée de corrompue par ceux que la justice a depuis condamnés pour prise illégale d’intérêt. Ainsi va la vie politique…

 

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