Le Blog de Christine Hemberg : conseillère communale de l'Action Citoyenne Ecaussinnoise (ACE) à Ecaussinnes.

Immobilier : enjeu majeur entre manipulations et hypocrisie…

En campagne électorale et lors de l’accord de majorité de 2012, j’avais dit que l’immobilier serait un enjeu majeur et une source de conflits, de manipulations et d’hypocrisie puisque la majorité avait décidé de s’allier avec un promoteur particulièrement vorace. Pouvait-on imaginer un discours différent entre les projets du promoteur-conseiller communal ou d’autres promoteurs ? Dans la médiocratie, l’intérêt général est rarement le fil conducteur…

La question se pose aujourd’hui avec le projet de Restaumont, ou toute l’hypocrisie est dévoilée. Voici quelques clefs pour ne pas se laisser piéger dans la manipulation politicienne.

Perte de toute crédibilité d’ECOLO en matière d’immobilier !

Lors de la réunion d’information sur le projet de Restaumont, ECOLO s’est offusqué du fait que la notion d’éco-quartier serait dénaturée dans ce projet trop dense. Ils ont ajouté que notre village devait le rester. En voilà de bonnes paroles ! Regrettable que ce vœux pieu arrive seulement aujourd’hui et ne soit pas de rigueur pour d’autres dossiers. ECOLO a largement contribué à détruire notre village. Ils nous ont aujourd’hui offerts des poules mais ils veulent aussi nous mettre dans des cages à poules ! Ils préféreront que les immeubles donnent dans les jardins mais en aucun cas n’ait de vue sur la réserve domaniale. En matière d’urbanisme, l’humain passe au second plan pour ECOLO. Un petit rappel s’impose…

C’est le Ministre ECOLO Henry qui a donné le permis pour l’Eco-quartier du Boulevard de la Sennette. Au départ 55 logements mais, heureusement, une intervention de dernière minute pour protéger des intérêts purement individuels permettra que deux lots soient supprimés : le premier pour le building central et le second pour la parcelle près de la piscine, là où un parking était tant souhaité par l’Echevine de l’époque, Cécile Saint Ghislain, riveraine du projet. Le permis sera délivré par le Ministre ECOLO Henry pour 37 logements, ce qui est déjà assez dense. Aujourd’hui, la Commune négocierait le fameux parking tant souhaité par l’ex-Echevine Saint Ghislain, près de la rue de Mayeurmont. La seule carotte pour obtenir un parking est sans doute de marquer son accord pour l’immeuble à appartements au centre du projet !!! Cela se fera-t-il ? Donnera-t-on cette information aux futurs acquéreurs des nouvelles maisons qui sont en train de se construire ? Mon petit doigt me dit que non… Pauvres nouveaux acquéreurs, ils auront peut-être un mirador pour voisin alors que la photo actuellement affichée sur le site est un bel espace vert…

Mais surtout, que dire de la densité probablement supérieure à celle prévue à Nocarcentre ? Pourtant ce permis serait actuellement en négociation avec la Commune et son Echevine Ecolo. L’Eco-quartier ici ne semble plus être dénaturé par sa densité… Que du contraire !

 La solution pour défendre notre Commune au Boulevard de la Sennette aurait été de demander l’annulation de ce permis (je l’ai demandé au Conseil communal en son temps) mais ECOLO au pouvoir ne pouvait discréditer son Ministre. Ecaussinnes est passé après l’intérêt supérieur de ce parti…

Ainsi, quand une décision doit être prise par un Ministre d’une autre couleur politique, le cas de la SAR de Restaumont, la notion d’ECO-quartier peu dense est importante. Tandis que, lorsqu’il s’agit d’une décision du Collège pilotée par des Echevines successives ECOLO et un Ministre ECOLO, le cas du Boulevard de la Sennette, ou lorsque le partenaire politique promoteur est demandeur, là, plus de problème de densité ou d’urbanisme… Depuis 2012, ECOLO s’est complétement discrédité en matière d’urbanisme...

Ce n’est pas tout….

Avant les élections, plusieurs membres ECOLO se sont opposés farouchement au projet de la rue du Daim, allant jusqu’à porter plainte à la tutelle et à introduire des réclamations dont celle de Mme Saint Ghislain qui réclamait, ni plus ni moins, la suppression de « l’aberration urbanistique ». Quelques mois après l’accord politique avec le promoteur de ce projet, c’est elle qui signera le permis déclarant que le bâtiment s’intègre parfaitement dans le quartier….Tout est possible en politique, souvent le pire. On peut d’ailleurs se demander si ce n’est pas cette réclamation qui provoquera sa démission. L’avenir nous le dira…

Mais ce n’est toujours pas tout….

C’est le Ministre Henry qui donnera le permis pour l’immeuble de 26 appartements à la rue Cuvelier contre l’avis de la commune, de la CCATM et même contre l’avis de la Commission des recours de la Région wallonne. Le dossier était sur le bureau du Ministre fin janvier 2012 mais nous étions déjà en période électorale. La section ECOLO d’Ecaussinnes voulait aussi faire campagne sur la préservation de notre village… Le Ministre a donc tenu sa décision en suspens pour permettre aux Ecolos Ecaussinnois de faire campagne en surfant sur la vague porteuse. Après les élections et un accord conclu avec le promoteur du projet, il fallait aussi attendre un peu pour ne pas que les Ecaussinnois comprennent trop vite que la délivrance de ce permis faisait partie de l’accord de majorité avec le promoteur concerné. Finalement, le Ministre HENRY (ECOLO) attendra août 2013 pour statuer. J’ai déposé un point au Conseil pour demander l’annulation de ce permis. Les éléments juridiques étaient nombreux mais contester une décision d’un Ministre Ecolo facilitant l’accord de majorité fut impossible. Certains élus pousseront la perversité jusqu’à clamer qu’on ne pouvait rien y faire….mais la majorité traitera néanmoins une demande de modification de ce permis afin de court-circuiter certains arguments relevés par des riverains devant le Conseil d’Etat et espérer l’échec de leur procédure... Nos élus locaux écriront dans ce cadre que le bâtiment s’intègre parfaitement et se justifie pleinement alors qu’ils disaient le contraire quelques mois plus tôt…

D’autres projets sont à l’étude et certains ont déjà reçus des avis de principe favorables de cette majorité. Je peux donc vous dire que la cage à poules a encore de beaux jours avec nos élus locaux malgré leurs propos…

Aujourd’hui, tous se lèvent contre le projet de Restaumont. A mourir de rire !! Le dossier nous a été présenté en enquête publique, certes, mais pour en arriver là aujourd’hui, il a été lancé depuis de nombreux mois, soit avant même les élections régionales. Il y a forcément eu des rencontres, des avis informels. Un privé n’engagerait pas tant de frais d’étude sans cela. Qui était à la manœuvre au début de ce dossier ? Il est certain que le Collège actuel a de manière informelle donné son aval. Le promoteur aurait-il, de sa propre initiative, implanté des sentiers dans son projet et réduire ainsi sa marge bénéficiaire ? Poser la question, c’est y répondre…

MR, ou le double discours d’un parti devenu l’appendice du PS…

Quant au MR (anciennement RL), on se souvient en campagne électorale qu’il défendait des constructions d’immeubles sans aucune retenue pour faire face au défi de la croissance démographique à laquelle était confrontée la Wallonie. On aurait presque pu croire que Monsieur Palemans voulait qu’Ecaussinnes prenne sur son territoire toute la croissance démographique wallonne… Aujourd’hui, il écrit à ceux qui veulent le lire au sujet de la SAR de Restaumont que le libéraux s’y sont opposés au prétexte cette fois qu’Ecaussinnes devait rester un village « semi »-rural. Le « semi » a toute son importance car toutes les brides sont lâchées évidemment lorsqu’il s’agit d’un projet de son promoteur chéri conseiller communal… Une chance donc que ce projet ne soit pas un projet de Monsieur Sirault… In fine, et cela vaut pour tous les groupes de la majorité, il est très facile de s’opposer en façade à un tel projet lorsque la décision devra être prise par un Ministre d’une couleur politique différente.

Accord PS – MR : une politique socialiste à Ecaussinnes contre tout ce que veut le conseiller communal promoteur. 

Il faut comprendre le dessous des cartes pour appréhender la manipulation. L’argument pour les socialistes, en ce qui concerne la SAR de Restaumont, est de dire que c’est le méchant Ministre CDH qui est aux commandes. Il ne faut cependant pas oublier que ce sont ces mêmes socialistes qui trouvent que le bâtiment de la rue Cuvelier est en parfaite intégration avec son contexte bâti. Il en est de même pour l’immeuble de la rue du Daim ou subitement, comme par enchantement, l’immeuble maintenant s’intègre parfaitement dans le quartier. Ils ont tous, très vite, oublié leurs nombreux écrits d’opposants pour permettre la signature d’un accord avec le promoteur et ainsi arriver au POUVOIR. Heureusement les écrits restent…

Les socialistes veulent aussi faire du logement social sans limite, même dans une Eglise. Il ne faut pas oublier non plus le PCA (Plan communal d’aménagement du territoire) en cours d’analyse qui prévoit le développement d’une nouvelle zone de logements sociaux à la rue de l’Espinette. Ce projet, s’il devait se concrétiser, viendrait définitivement dénaturer cette zone située à quelques dizaines de mètres du château fort….Merci aux socialistes, Ecolos et même libéraux dont l’unique valeur consiste à troquer une politique socialiste contre tout ce que veut son promoteur immobilier conseiller communal. On parle ici de 4 hectares, soit une surface encore plus grande que celle dont question à Restaumont. 4 hectares de logements sociaux, soit un nouveau gouffre financier que les contribuables devront, une fois encore, combler. Moi, je dis non à l’inscription de ce projet dans le PCA, et ce, contre l’option prise par la majorité actuelle. Il y a bien d’autres façons de faire des politiques sociales du logement…

L’enquête publique sera bientôt lancée à ce sujet. Mobilisez-vous pour préserver notre commune. La multiplication de logements de masse la rendra invivable !

Je savais que l’immobilier serait un enjeu majeur mais je n’imaginais pas à quel point les élus locaux serait prêts aux pires compromissions et manipulations pour servir leurs desseins.

Ecaussinnes doit, grâce à votre motivation à tous, tenter de sauver ce qui peut encore l’être.

De mon côté, j’ai introduit une réclamation contre le projet de Restaumont en mettant l’accent sur le problème karstique qui pourrait être une entrave. J’ai aussi introduit une réclamation dans le cadre de l’enquête publique concernant l’immeuble à la rue Perniaux.

J’ai voulu prendre du recul pour vous donner une information complète car bien d’autres projets imbuvables sont à l’étude et risquent d’être avalisés par la majorité actuelle.

Le combat du groupe ACE restera le même, aucune alliance ne nous obligera à renoncer à notre réelle volonté de préservation de notre cadre de vie à tous. La manipulation politicienne et l’hypocrisie généralisée ne passera pas par l’Action Citoyenne Ecaussinnoise !  

Nous ne sommes évidemment pas opposés aux projets immobiliers mais ceux-ci doivent s’intégrer parfaitement aux quartiers existants. Sans cela, le bien vivre ensemble est en péril car la mauvaise intégration des bâtiments, c’est aussi la mauvaise intégration de ses futurs habitants !

Nous restons à votre disposition et vous invitons d’ailleurs à notre souper de ce vendredi 19 juin 2015, dès 18 heures, à la palette verte, rue Jean Jaures, pour poursuivre cette discussion.

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Avis du citoyen : démarche respectueuse ou simple slogan électoral : du TTIP à la rénovation de Sainte-Philomène !

Aujourd’hui, timidement mais fermement, le citoyen entend reprendre sa place sur l’échiquier politique.  Il était temps. J’espère qu’il n’est pas trop tard.

L’heure est à la prise de conscience et au constat. Même s’il est difficile de combattre les lobbies, de transcender les individualismes, l’action citoyenne est indispensable pour sortir l’Humanité d’une spirale particulièrement destructrice et mortifère.

Que ce soit en opposition aux OGM, à Monsanto, au TTIP, au nucléaire, au lobby agroalimentaire qui vise à tuer les artisans comme les producteurs de fromage de Herve, aux multinationales qui ont manifestement pris le pouvoir au niveau des instances européennes, le citoyen comprend qu’il est temps de réinvestir l’espace démocratique devenu moribond.

Au niveau de notre pays, on se rend compte également des malaises de notre démocratie. La justice n’a plus les moyens de fonctionner correctement et une réforme en cours paraît particulièrement dangereuse sur le plan des principes démocratiques. En donnant la possibilité au Parquet de poser des actes liberticides, c’est pratiquement au Ministre qu’on donne des pouvoirs exorbitants. C’est dangereux. Je ne voudrais pas vivre dans un pays où les opposants politiques pourraient se voir arrêtés pour des motifs futiles. Les citoyens doivent s’opposer à de telles mesures, tout comme ils se lèvent contre les OGM, contre le TTIP et d’autres choix inacceptables pour notre avenir.

Au niveau local, le rôle du citoyen est aussi important de nos jours. Il a toujours été, pour moi, bien plus qu’un slogan électoral. J’ai toujours pris en compte l’avis des citoyens lorsque, Echevine des travaux, je réalisais des chantiers. Je me suis battue pour élaborer des projets les plus conformes aux attentes des riverains et j’ai apporté mon aide aux citoyens confrontés à la pression immobilière excessive.

Au niveau du Plan communal de Développement rural, j’ai voulu donner la meilleure information en respectant l’avis émis par les membres de cette commission. En ce qui concerne Sainte-Philomène, je soutenais au départ l’idée de mon colistier Jean-Pierre LEGGE d’y installer les bureaux du CPAS. Ce projet, peu coûteux et raisonnable, a malheureusement été coulé par le Fonctionnaire Délégué de la Région wallonne qui voyait dans le tas de briques de Sainte Philomène un patrimoine à ce point extraordinaire qu’il entendait garder outre les façades, ce qui était prévu, tous les volumes intérieurs. De la sorte, le Fonctionnaire Délégué torpillait tout projet raisonnable quant au coût. Dès lors, la volonté de la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) a été d’y faire une maison multiservices (bibliothèque, salle polyvalente, ateliers d’insertion professionnelle,…) et de sauver le bâtiment, comme le voulait le Fonctionnaire Délégué. Le budget tournait autour des 2.000.000€ et un subside de 1.200.000€ a été attribué à notre commune. L’auteur de projet a dès lors poursuivi sa mission mais des postes supplémentaires sont venus s’ajouter au budget comme, par exemple, les aménagements extérieurs exigés par les pompiers. Par ailleurs, un problème de stabilité est venu se greffer rendant l’exécution de la programmation intérieure problématique. Il fallait, soit réduire les activités à développer sur le site, soit, et c’est l’option qui a été choisie par la nouvelle majorité, construire une annexe. Un nouveau projet a alors vu le jour avec la construction d’un nouveau bâtiment. Evidemment, le budget n’était plus du tout le même. On parlait désormais de 4.000.000€, voire plus. Le Collège a renoncé puisque la part communale allait devenir insoutenable. On ne peut que lui donner raison.

 Mais, dès lors, que faire pour ne pas perdre le subside alloué ? Un nouveau projet a donc été présenté à la Commission Locale de Développement Rural par Madame l’ Echevine Areti Boscoupios qui vient de succéder à Mme Cécile Saint Ghislain. Madame Boscoupios a d’emblée marqué des points en confiant que l’avis de la CLDR était important. On ne peut que l’en remercier car il faut bien constater que dans d’autres domaines, la nouvelle majorité n’a que faire de l’avis des citoyens…

Quant au dossier lui-même, d’une maison multiservices, telle que voulue par la CLDR, il n’en reste pratiquement rien, si ce n’est une minuscule salle polyvalente et des ateliers de réinsertion pour le CPAS. Le reste ? 10 logements kangourou pour personnes précarisées. Quant au coût, la facture devrait être de +/- 3.000.000€ ! Trois millions pour 10 logements, soit 300.000€ par logement ! A la hauteur des loyers perçus par ce type d’occupants, je vous laisse juge de la rentabilité d’un tel investissement destiné au bonheur de quelques personnes clientélisées… On est loin de l’idée d’une maison multiservices ouvertes à toute la population !

 Si l’idée de départ de la CLDR était de garder le bâtiment, on parle cette fois d’une démolition-reconstruction. La demande allait être faite au Fonctionnaire Délégué. Changera-t-il d’avis en fonction de la nouvelle majorité ? Je ne serais pas étonnée… Mais alors, si ce n’est pas pour garder le bâtiment, quel est l’intérêt d’une telle dépense ? Autre constat des membres, où est la maison multiservices ouverte à tous ? Il n’en reste rien ou si peu : 54 m² pour une salle de réunion et des ateliers d’insertion professionnelle pour le CPAS. Peanuts !

Finalement une majorité de la CLDR a dit non à ce projet de logements. La maison sera multiservices ou ne sera pas. La CLDR espère avoir bientôt un autre projet correspondant à ses attentes avec un avis clair sur le fait de devoir garder le bâtiment ou de pouvoir le démolir afin de faire un choix en connaissance de cause. La CLDR compte maintenant sur sa représentante au Collège communal pour pouvoir avancer dans ce dossier dans le sens de l’avis des citoyens, ce qui a été promis par la nouvelle Echevine.

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ECAUSSINNES :détournement de pouvoir et conflit d'intérêt ?

Ce 23 février était à l’ordre du jour du Conseil communal le dossier de la rénovation de la rue Cuvelier, dossier que j’avais initié lorsque j’étais Echevine des travaux. Ce dossier me choque sur plusieurs points.

 

Conflit d’intérêt ?

Rappelons que Monsieur Sirault, Conseiller communal de la majorité (RL), président de la Commission Travaux de la Commune, est aussi le promoteur de l’immeuble à appartements en cours de construction dans la rue Cuvelier. Rappelons également que le permis de ce bâtiment est largement contesté auprès du Conseil d’Etat et que le Collège réfléchit à une modification du permis.

Au centre de la discussion se pose la question du trottoir qui est à charge du promoteur, le Conseiller communal Sirault. En ce qui concerne la rue, le permis délivré prévoit des trottoirs en pierres bleues. Le promoteur Sirault devrait se voir  imposer l’obligation  de poser des trottoirs similaires à ceux de la Commune. Que ces trottoirs soient en pierres bleues ou non a évidemment un impact financier direct pour le promoteur conseiller président de la commission travaux Sirault… Pas de souci donc pour la majorité de faire plaisir à son promoteur chéri : ni une ni deux, à la dernière minute, on modifie le cahier des charges relatif à la rénovation de la rue Cuvelier, on change, en laissant des coquilles, pierres bleues par pavés en béton, et le tour est joué. Monsieur Sirault fait là une économie. Tant pis pour les riverains qui verront changer leurs trottoirs en pierres bleues par du béton…

J’ai soulevé le conflit d’intérêt et posé la question de la participation du Monsieur Eric Sirault, Conseiller RL, Président de la Commission Travaux et promoteur immobilier au vote sur cette délibération. Après une suspension de séance demandée par la majorité, il m’a été répondu que l’économie réalisée par Monsieur Sirault n’était que de 2 000 euros et donc qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêt et qu’il pouvait donc sans problème participer au vote. Ben voyons…

 

Détournement de pouvoir ?

Mais il y a plus grave , le cahier des charges prévoit que la mise à disposition des tranchées des impétrants (eau, gaz, électricité,…) sera financée par la Commune alors que le bénéfice de raccordements à l’immeuble tombe dans l’escarcelle du promoteur. Je me demandais, alors que le cahier des charges de rénovation de la rue était pratiquement terminé quand j’ai quitté mon poste d’Echevine, pourquoi la majorité prenait tant de temps à le soumettre au Conseil. J’ai aujourd’hui la réponse. De nouveau, les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général. Nous sommes, pour moi, face à un détournement de pouvoir.

 

Protection complice de la Commune ?

Le permis de l’immeuble de la Rue Cuvelier est attaqué au Conseil d’Etat. Pour le moment, la Commune n’a aucune responsabilité à cet égard car ce permis a été délivré par le Ministre Ecolo Henry contre l’avis de toutes les instances (CCATM, Collège communal de l’époque, Commission de recours de la Région Wallonne). La sagesse et l’intérêt communal voudraient qu’aucune initiative de la Commune ne soient prise avant d’être fixé sur ces recours.

Je crains que la majorité, pour protéger les intérêts du promoteur, Conseiller communal, Président de la Commission travaux, le sieur Eric Sirault, envisage de prendre un permis modificatif afin de tenter de contourner certains arguments des riverains au Conseil d’Etat. Si c’est le cas, la responsabilité de la Commune, ou certaines responsabilités personnelles, pourraient se voir engagées. La volonté initiale de la Commune, qui ressort des décisions, était de voir à cet endroit des maisons unifamiliales. Il existait aussi un autre projet prévoyant plus de parking. Comment comprendre un tel revirement. L’impartialité du collège et l’existence d’un second projet préférable pourraient dès lors être deux nouveaux moyens pour les riverains pour un recours, cette fois, contre la commune.

Quand je vois comment certains citoyens sont traités en matière d’urbanisme, par rapport à d’autres, cela me met hors de moi.

En ce qui me concerne, contre vents et marées, malgré les pressions et les menaces, je garderai le cap. Ainsi, je vais introduire un recours afin que la tutelle annule la délibération de lundi. On vous dira que je vais ralentir le dossier mais que doit-on penser lorsqu’on sait qu’il pouvait être présenté au Conseil il y a déjà près de deux ans…

 

Quizz

 

J’avais cru déceler chez certains membres de la majorité un esprit empreint d’idéal, de conviction, d’engagement. A vous de trouver les auteurs des phrases suivantes :

« Une fois de plus, hélas, Ecaussinnes est sur le devant de la scène en raison des frasques et de l’irresponsabilité (coupable ?) de certains de ces mandataires ».

« Le nombre d’irrégularités, de non-respect des instances et des procédures, telles qu’elles ont été rappelées récemment et fort justement par Dominique Faignart, laisse aussi interrogateur quant aux réelles motivations de certains membres du Collège… Est-ce l’intérêt général qui est poursuivi ou la défense de certains intérêts particuliers ? »

« Je trouve à tout le moins très discutable que des intérêts privés côtoient de manière aussi étroites des intérêts publics ».

« C’est chaque écaussinnois, et non seulement les riverains, qui devrait être contre des projets qui détruisent l’âme du village et provoquent des dégâts paysagers irrémédiables ! ».

« Il semblerait que le promoteur, si on s’en tient à ses propres déclarations dans le presse, a fait du lobbying intensif auprès de certains membres du Collège ».

« Pour qu’Ecaussinnes convienne à tous, nous devons gérer deux urgences qui ont été négligées par la majorité sortante et ce malgré les nombreuses remarques du groupe PS au CC : l’urbanisme et la consultations des citoyens sur le type de village et de quartiers qu’ils souhaitent. »

« Je vous la redis (ma position)de nouveau, au-delà du respect que j’ai pour vous et vos collègues, politiquement, je ne peux plus vous faire confiance ainsi  qu’à plusieurs des membres de votre Collège »

« Il me semble que certains membres du Collège ont été plus sensibles au lobbying du promoteur qu’au respect des prescriptions légales. »

« Etes-vous si désintéressés quant au développement urbanistique harmonieux, raisonné et intégré de notre entité que vous laissez aller à volo ce qui assure son cachet, son caractère. »

« Je tiens une dernière fois à vous appeler à la sagesse raisonnable quant au respect de notre lieu de vie qu’est notre entité »

« Ecaussinnes-Lez-Chicago ? Quand la politique se met au service des promoteurs immobiliers ».

Pour vous aider, les mandataires RL (MR) ne sont pas concernés. Ils avaient fait élire un condamné et avaient sur leur liste un promoteur immobilier. Ils tiennent parole et poursuivent sur la voie tracée.

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Après "fasciste", me voici désormais "poujadiste" ! Ben voyons...

Le Conseil communal de ce 19 janvier avait pourtant bien commencé. Après les attentats de Paris, nous avons eu droit au traditionnel discours, tremolos compris, sur la liberté d’expression, la tolérance, le respect et tutti quanti, rôle dans lequel tout politicien se doit d’exceller, Monsieur Dupont compris.

Très vite, les choses ont dégénéré.

J’ai voulu expliquer pourquoi je votais contre l’octroi d’un subside communal à la toute nouvelle ASBL « Agence de développement local ». A l’heure des rationalisations,  ACE s’était opposé à la création de nouvelles institutions à l’efficacité douteuse dont raffole malheureusement la Wallonie exsangue.  D’autant qu’à Ecaussinnes, cette ASBL a été créée, et son directeur engagé sur des bases parfaitement clientélistes, voire népotistes, en bon camarade désœuvré bien étiqueté, alors même que la Commune n’a aucune certitude d’obtenir le subside régional destiné à financer la nouvelle structure.

J’ai eu droit, de la part du Bourgmestre, a une réponse de très haut vol et d’une honnêteté intellectuelle indiscutable : « Nous notons que Madame Hemberg est opposée au développement économique d’Ecaussinnes ! ».  Que les choses soient claires. Je suis évidemment favorable au développement économique d’Ecaussinnes, mais si une quelconque Agence de développement local avait un jour favorisé un autre développement économique que celui des gens qu’elle rémunère, cela se saurait et la Wallonie friande des machins serait depuis longtemps l’une des régions les plus riches du monde.

Le Bourgmestre  nous a d’ailleurs fait part de sa crainte de voir le dossier de subside du nouveau brol bloqué par le Cdh de Monsieur Deschamps. On crée donc un brol pour offrir un emploi à un camarade très proche, on le fait sans attendre la promesse de subside, et on prétend que si on n’a pas le subside, c’est à cause d’un adversaire politique. C’est certain, on est en Wallonie : la pistonnerie politique à tous les niveaux, peu importe le consistance d’un dossier ou l’opportunité d’une dépense.

Je comprends de mieux en mieux les difficultés que j’ai pu avoir comme échevin sans relais : bâtons dans les roues, tutelles particulièrement pointilleuses, le tout piloté depuis Ecaussinnes.  Je me souviens aussi de cet ouvrier communal qui m’informa qu’après la manifestation organisée contre moi en 2010, les manifestants s’étaient vus offrir un verre à la maison du peuple. Il suffit de voir les mouvements contre le gouvernement fédéral pour comprendre notre « démocratie ». Un démocratie sans le PS est inacceptable pour le PS et tous les moyens sont bons pour le faire comprendre.

Ainsi donc, Ecaussinnes se voit dotée d’une nouvelle structure inutile, dirigée par un camarade assez beau et presque frère sans qu’ on ne sache vraiment à quoi le bidule va servir si ce n’est au développement économique de son directeur, et au développement électoral du PS.

J’ai osé également poser une question technique sur un convention relative à l’accueil des animaux errants.  Rien de transcendant si ce n’est simplement soulever le fait que la Commune, selon les termes de cette convention, devait être à même d’accueillir des animaux les nuits et les Week-end.  Cela en était de trop pour le Bourgmestre pour qui j’avais atteint, je le cite, « le sommet du poujadisme ».  Être poujadiste serait donc montrer que la majorité n’a rien mis en place pour respecter les engagements qu’elle fait prendre à la Commune. Drôle de définition…

A noter également qu’était mis à l’ordre du jour, erronément, mais sciemment, à huis clos, le dossier de la démolition d’un bâtiment suite à l’arrêt du Conseil d’Etat annulant un permis d’urbanisme délivré par la Commune. On ne peut décidément pas parler de tout à Ecaussinnes…

MR et Ecolo restent complices d’errements qu’ils critiquent tant quand ils sont dans l’opposition…

Allez, vive la liberté d’expression, la démocratie, la tolérance et le respect des autres à Ecaussinnes,….

 

Posté par Chemberg à 17:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Hemberg, fasciste ! Ben voyons...

Lors du dernier Conseil communal, j’ai osé poser la question du traitement inéquitable des dossiers en matière d’infractions urbanistiques. 

 

En effet, que ce soit lors de la délivrance des permis, ou lors du traitement des infractions, le sort réservé aux dossiers relève trop souvent de l’arbitraire. En fonction des personnes, le choix des procédures, ou le traitement aléatoire des infractions restent trop souvent la règle. Dans certains cas, la Commune envoie des personnes à la Police, alors même que c’est son rôle de traiter les demandes et d’agir administrativement en parfaite impartialité dès la prise de connaissance des faits. Dans d’autres, elle agit selon des demandes de citoyens. Parfois, elle agit d’initiative. Dans tous les cas, c’est l’arbitraire qui domine, sans le moindre respect de l’Etat de droit qui voudrait que chaque citoyen et chaque cas soit traité en équité de façon impartiale.

 

En matière de délivrance de permis, la réglementation étant particulièrement touffue, certains se voient imposer des contraintes manifestement non justifiées, ou voient leurs dossiers renvoyer sur des voies administratives sans issue et considérablement longues, alors que d’autres passent ce qu’ils veulent, comme ils le veulent, dans un parcours administratif simplifié et rapide.

 

Quant aux infractions, certains se voient imposer des amendes mirifiques et des obligations de démonter des ouvrages quand d’autres sont aidés pour la régularisation par des voies réglementaires détournées et gratuites. Certains, en infractions graves et manifestes, ne se voient contraints à rien.

 

Madame l’échevine de l’urbanisme, comme elle l’avait déjà fait il y a quelque temps avec un autre conseiller communal, a estimé que mon intervention, qui demande simplement à faire en sorte que les dossiers soient traités de façon neutre, impartiale et en équité, était une intervention à caractère fasciste.

 

L’Union des Villes et Communes de Wallonie s’est positionnée sur la question du traitement équitable des dossiers en matière d’urbanisme : « Les décisions d’urbanisme souffrent d’une forme de fragilité « structurelle » aux yeux de l’opinion publique ». Si à cette fragilité vient s’ajouter un sentiment d’injustice à cause d’une inégalité de traitement (une infraction sanctionnée, une autre à propos de laquelle les autorités restent muettes), c’est toute la politique d’urbanisme (bon aménagement des lieux,…) et tout le travail de l’administration qui peut être mis à mal, voire décrédibilisé. La conséquence corollaire de ce fait, c’est l’incompréhension chez les citoyens neutres qui restent majoritaires ».

 

Je ne dis finalement rien d’autre. L’Union des Villes et Communes de Wallonie est-elle une organisation fasciste ?

 

A la vérité, les écarts des uns et des autres, entre les promesses électorales, et la réalité d’aujourd’hui, deviennent abyssaux.

 

A l’égard d’un permis annulé par le Conseil d’Etat, permis que le Collège actuel s’apprête à délivrer, Monsieur Faignart, aujourd’hui échevin, disait au Conseil communal du 26 mars 2012 : « Je dénonce l’inégalité entre les citoyens ! Alors, Madame la Bourgmestre, suite à l’annulation prononcée, prenez vos responsabilités en adoptant une attitude assurant l’équité entre tous les citoyens car, manifestement, tous les citoyens ne sont malheureusement pas égaux devant l’infraction urbanistique à Ecaussinnes ». Monsieur Faignard, très en verve sur la question quand il était dans l’opposition, développait-il à l’époque également un discours fasciste ? Aujourd’hui qu’il participe aux décisions, Monsieur Faignart se tait.

 

Quant aux écolos, je ne résiste pas à rappeler leur tract « toutes boîtes » du printemps 2010, tract présenté par Madame Saint Ghislain : «En octobre dernier, une courte majorité au collège a approuvé un nouveau projet de construction d’une quinzaine d’appartements (…).Il semble que certains membres du Collège ont été plus sensibles au lobbying du promoteur qu’au respect des prescriptions légales (…).Il ne s’agit pas de refuser aux Ecaussinnois de se loger mais de respecter « la règle du jeu » par les décideurs. On ne construit plus n’importe quoi et n’importe où sans tenir compte de l’environnement résidentiel, paysager et urbanistique déjà présent ! ».

 

Entretemps, le Conseil d’Etat a annulé ce permis, et l’énorme infraction urbanistique est actuellement sur la table du Collège. Il est normal dès lors que les Ecaussinnois soient en droit d’attendre que Madame Saint Ghislain, devenue depuis échevine de l’urbanisme, traite ce dossier en équité et en toute impartialité, conformément aux promesses électorales, si non, cela donnerait l’impression que « la politique se met au service des promoteurs immobiliers » et que nous vivrions à « Ecaussinnes-lez-Chicago », ce qui était la crainte de Monsieur Severs, quand il était citoyen, avant de devenir Président du CPAS et membre du Collège qui doit aujourd’hui traiter l’urbanisme… en équité et en toute impartialité.

 

Tiens, … Pour en revenir au fascisme, le terme désigne au sens strict les mouvements politiques qui ne croient pas à l’égalité des êtres humains. Au sens large, le terme s’est répandu à tout mouvement politique s’appuyant sur un pouvoir imposé par la force au service d’une classe humaine dominante. Dans son acceptation la plus large, le terme est employé pour disqualifier l’ennemi politique. Dans le débat politique contemporain, le terme fasciste continue d’être employé comme une injure.

 

Ainsi, traiter de fasciste un membre du Conseil communal qui demande à ce que tous les Ecaussinnois soient traités sur pied d’égalité en matière d’urbanisme est particulièrement bisquant. C’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité. Mais j’ai l’habitude. Il fut un temps où j’étais traitée de corrompue par ceux que la justice a depuis condamnés pour prise illégale d’intérêt. Ainsi va la vie politique…

 

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Le bateau coule !

La cour d’appel de Mons a confirmé la condamnation de Jean Dutrieux. Celui qui avait été notre Bourgmestre entre 1994 et 2006, et qui occupait encore, juste avant la confirmation de sa condamnation, le poste de 1er échevin et d’échevin de l’enseignement de notre cité divine, termine donc bien mal sa carrière politique. Il restera dans l’Histoire de notre village comme le libéral étant parvenu à écarter les socialistes du pouvoir, mais aussi comme celui qui les a ramenés…

 

Condamné déjà en première instance, Jean Dutrieux avait malgré tout pu se présenter lors des dernières élections communales car il avait interjeté appel du jugement, le recours étant suspensif.

 

Lors de la confection des listes en 2012, il avait accepté de se présenter sur la liste du Rassemblement libéral, à condition que je n’y sois pas. Cela m’arrangeait car il était impossible pour moi de me présenter sur la même liste qu’une personne condamnée pour divers faits de détournements au détriment des contribuables écaussinnois.

 

Nous avons désormais la confirmation que les électeurs écaussinnois ont été trompés lors des dernières élections communales. En octroyant 615 voix à Jean Dutrieux, ils ont permis au Rassemblement libéral d’obtenir 3 élus au Conseil communal. Sans la présence de Jean Dutrieux, et malgré une gabegie dans les dépenses électorales constatée par tous, le RL n’aurait sans doute eu aucun élu.

 

Fort de ce score, dont on sait aujourd’hui qu’il fut usurpé, le RL a permis le retour au pouvoir des socialistes, et a fait d’un abuseur le premier échevin de notre commune.

 

Que dire également du groupe ECOLO, tellement soucieux dans les discours de ce que doit être la déontologie politique et la bonne gouvernance ! Les Ecolos, contre deux postes exécutifs, n’avaient pas hésité à ravaler dare-dare leur cravate pour participer à un attelage construit sur du vent. En 2006, les membres d'ACE ayant rejoint ECOLO aujourd'hui, avaient fortement plaidé pour éviter un accord avec Jean Dutrieux car des enquêtes judiciaires étaient en cours. Rejoindre ECOLO semble donc directement jouer sur la tolérance : du "niet" parce que des enquêtes sont en cours, à faire un accord de majorité avec un condamné pour divers détournements, il faut avouer qu'un pas a été franchi. Au fond d'eux, je sais que mes ex-compagnons de route sont torturés. 

 

Aujourd’hui, c’est avec tristesse que je contemple les dégâts. Le MR se présente souvent comme le parti capable de redresser la Wallonie et d’offrir une alternative féconde aux dérives de la gouvernance. On se souvient du score marquant du MR, notamment à Charleroi, lorsque furent découvertes les extravagances d’un pouvoir politique devenu omnipotent, tourné sur lui-même et ses privilèges. Assurément qu’aujourd’hui, le libéralisme à la sauce écaussinnoise ne fait pas publicité pour un mouvement qui ne se cache pas de vouloir changer les choses.

 

Les citoyens méritent mieux, et les réformateurs aussi.

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Bonne année 2014 !

En ce début d’année, permettez-moi de vous adresser mes vœux les plus sincères ! Que 2014 apporte de la joie et du bonheur, que chacun puisse trouver sa voie sur les chemins parfois accidentés de la vie.

2014 sera une année importante pour notre pays. En mai, des élections auront lieu aux niveaux européen, fédéral et régional.

Au niveau européen, je ne peux que vous inviter à encourager ceux et celles qui voient l’Europe comme une solution et non comme un problème. La construction européenne, en marche depuis les fifties, nous a permis de vivre en paix et nous a apporté une grande prospérité. L’euroscepticisme d’aujourd’hui nous vient essentiellement des discours politiques populistes qui tentent à faire croire que tous les maux viennent de l’Europe. Pourtant, l’Union européenne, encore largement intergouvernementale dans ses prises de décision, ne fait qu’appliquer des politiques décidées par les gouvernements nationaux, qui s’empressent ensuite de faire croire aux peuples que les politiques d’austérité ne sont pas leur fait, mais sont des obligations européennes ! Pour sortir de ce mécanisme, qui permet aux gouvernements nationaux de mandater l’Union européenne pour faire le sale boulot, il conviendrait de transférer davantage encore le pouvoir de décision du Conseil vers le Parlement européen, il faudrait aussi permettre à l’euro de devenir un véritable instrument de politique économique, et de renforcer le rôle de l’Union européenne en matière de politique étrangère et de sécurité. Il y a du pain sur la planche, d’autant que le contexte de crise financière et économique donne du crédit à ceux qui prônent un retour franc aux souverainetés nationales, ce qui s’apparenterait à un repli dangereux. Espérons donc que les élections 2014 renforceront les courants pro-européens, ceux qui permettront de couler en force de traités une plus grande démocratisation des institutions européennes, une plus grande solidarité entre les Etats-membres face aux crises économiques et financières et qui permettront de faire enfin de ce géant économique et commercial, un géant politique qui compte.

Sur le plan national, au-delà de l’espoir de voir les diables rouges remporter la coupe du monde de football, ce qui relancera pour quelques années la carrière du Grand Jojo, mai 2014 sera un rendez-vous des plus importants. Plutôt que de se poser la question de savoir ce que voudra faire la Flandre de la Belgique, mais on sait déjà que, très majoritairement, les partis flamands défendent l’idée d’une nouvelle réforme de l’Etat, il y aurait lieu, de la part des partis traditionnels francophones, de mener une vaste campagne de communication envers l’opinion publique et de la préparer à ce qui sera inéluctable : la Wallonie devra financer par elle-même les politiques économiques et sociales qu’elle entend mettre en œuvre ! Trop souvent, les partis traditionnels francophones se sont opposés aux réformes, et ce faisant, n’ont fait que les subir. Il est plus que temps, pour ces partis de se positionner en partis capables de dire la vérité aux wallons même si celle-ci n’est pas forcément rose : secteur public obèse et étouffant, niveau d’emplois dans le secteur privé en chute libre, retard de développement par rapport aux régions limitrophes, endettement wallon catastrophique (on parle de 12 milliards d’euros !), qualité d’enseignement médiocre au regard des tests internationaux, incapacité à réformer le monde des intercommunales dispendieuses et peu transparentes, clientélisme et affairisme exacerbé,… Les errements de plusieurs décennies ont conduit la Wallonie à devoir prendre des mesures qui feront mal, imposées au pas de course par une Flandre égoïste qui ne supporte plus les transferts d’argent intra-belge, surtout depuis qu’ils sont moins à son avantage.

Il est vrai que jusque dans les années 1950, la Flandre a largement profité de transferts provenant de Wallonie. En 1972, une décision de la Commission européenne s’inquiétait du fait que les lois d’expansion économique étaient trop favorables à la Flandre, alors que les besoins les plus criants se trouvaient en Wallonie confrontée au déclin massif de son industrie traditionnelle. Ce message des instances européennes est resté lettre morte dans une Belgique dont les leviers étaient et sont toujours aux mains des flamands. La Flandre, depuis toujours, dominée sur le plan culturel et linguistique, a largement bénéficié des largesses de la Belgique en sa faveur sur le plan économique. Les grands rendez-vous belges ont toujours été manqués par les wallons, comme si les accords PS – CVP étaient : « la misère en Wallonie et le développement en Flandre et tout le monde est content ! ».

A quelques mois des élections, je n’entends aucun parti traditionnel proposer un plan pour la Wallonie. Doit-elle prendre les rennes de son auto-détermination ? Doit-elle s’accrocher coûte que coûte à une Belgique coquille-vide au service de la Flandre ? Doit-elle se rapprocher de la France ? Doit-elle se lier au sort de Bruxelles et revendiquer un lien territorial avec cette grande ville francophone ? Silence radio. Une fois de plus, nous serons le jouet de décisions imposées par la Flandre qui a la chance de savoir exactement ce qu’elle veut pour elle-même. Il ne restera aux wallons qu’à s’adapter et faire croire aux gens que l’essentiel est préservé : la Belgique…

Dans le système particratique, une forme de ce que le général De Gaulle aurait appelé la chienlit, la participation au pouvoir est devenue le leitmotiv, avant tout autre chose, comme par exemple la garantie pour les wallons et les francophones de vivre dans la fierté et la dignité.

Je fais ce vœux pieux que 2014 nous réservera cette surprise, qu'un véritable débat aura lieu sur l'avenir de Bruxelles et de la Wallonie, avec à la clé, un véritable projet pour les francophones de ce pays, projet qui sera autre que simplement se plier aux exigences d'une Flandre en repli et qui ne tolère la Belgique qu'à condition qu'elle se plie à ses propres exigences.

En 1945, un Congrès wallon, très représentatif des forces économiques et politiques wallonnes, était parvenu à conclure sur des lignes de force claires pour la Wallonie et Bruxelles, avant que la politique politicienne ne finisse par reprendre le dessus. Il serait peut-être bon qu'un Congrès de cette nature puisse revoir le jour avant les élections du moi de mai.

Bonne et heureuse année 2014 !

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26 appartements de la Rue Cuvelier : je demande au Conseil communal d'introduire un recours au Conseil d'Etat...

 

La majorité, au courant que le Ministre Ecolo Henry avait délivré un permis d’urbanisme favorable à la construction de 26 ( !) appartements dans la rue Cuvelier, s’est bien gardé d’en faire état, gardant précieusement cette information. Vu l'importance de ce dossier, il aurait été de bon ton qu'une notification soit faite aux Conseillers et que la question d'un recours au Conseil d'Etat leur soit posée, d'autant que la Commune et la CCATM s'étaient prononcées contre le projet. Il est vrai qu’intérêts particuliers et intérêt général sont particulièrement mêlés et qu’il est difficile, on l'imagine, dans cette majorité d’aborder le sujet sans fâcher. Il est alors aisé de remettre la responsabilité de la décision sur le dos du Ministre Henry dans le genre « désolé, on n’a rien pu faire !». Le citoyen n'est évidemment pas dupe.

Pourtant, dans ce projet comme dans d’autres, il ne faut pas être un grand urbaniste pour se rendre compte que là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Ce projet, comme dans d’autres, consiste à savoir s'il convient de dire « amen » à chaque desiderata de certains, alors que d’autres bâtisseurs se voient contraints d’adapter leurs plans pour respecter le contexte bâti, l’intérêt général ou le bien-être d’un quartier.

Je remarque qu’à La Louvière, en ce qui concerne le projet du centre commercial sur les terrains « Royal-Boch », le Collège communal a eu le courage de renvoyer le promoteur à ses études pour qu’il adapte ses plans au projet de Ville de La Louvière. C’est évidemment de la sorte que les choses doivent aller : les promoteurs doivent se soumettre au projet de développement de la Commune et non l’inverse. Sans cela, le bien être des citoyens est en péril !

Il ne faut pas, non plus, être juriste de renommée mondiale pour constater les errements du permis délivré. Personne ne sera dupe de l'argumentation se basant sur l'économie des deniers publics à investir dans un procès perdu d'avance. On est ici face à la troisième décision du Ministre Ecolo qui contredit les décisions communales. On peut légitimement se demander si finalement ce n'est pas lui qui traitent les dossiers sur Ecaussinnes en lieu et place du Collège. Il est peut-être même en service commandé car pour le dossier du lotissement situé prés de la piscine quelques adaptations bien opportunes sont apparues dans la décision finale, comme notamment le parking à prévoir près de la rue Mayeurmont, là où habite l'Echevine de l'Urbanisme.

Il reste au Conseil de décider d’introduire un recours au Conseil d’Etat contre la décision du Ministre, et d’entamer, au plus vite, de nouvelles négociations avec le promoteur pour rendre son projet viable pour le quartier, avec des charges d’urbanisme dignes de ce nom, en matière de parcage et de volumétrie. Chaque conseiller devra prendre officiellement position. La démocratie doit jouer et c'est légitime, à moins que la particratie n'ait déjà fait son œuvre. Si tel devait être le cas les citoyens en seraient les témoins.

C’est pour cette raison que j’ai mis un point sur le sujet à l’ordre du jour du prochain conseil communal lundi 14 octobre à 19h00.

Je reste à votre disposition,

 

Christine HEMBERG

0477 69 09 65

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Quelques précisions sur la nouvelle AUTOROUTE du quartier Central !!

Beaucoup de personnes me demandent pourquoi certains aménagements au Quartier Central ont été enlevés par la nouvelle majorité PS-MR-Ecolo. Cette dernière m’a fait savoir qu’il s’agirait d’une demande des TEC… qui, en remerciement, ont d’ailleurs immédiatement fermé des lignes de bus desservant les Ecaussinnois…

La réalité est autre : démolir le travail d’Hemberg est devenu un projet politique en soi, une forme de sport politique écaussinnois presque ridicule.

Petit rappel historique :

Il y a quelques années, le Collège avait fait le constat que cette voirie était pathogène, largement dégradée et dangereuse du fait de la vitesse excessive de certains usagers. Ce vaste projet d’utilité publique a donc été lancé. Il était novateur avec pour mission essentielle de créer des aménagements imposant le respect de la zone 30 à proximité de la pharmacie, de l’école maternelle du Quartier et de la ruelle conduisant au local des mouvements de jeunesse. La volonté était aussi de ralentir la vitesse sur la totalité du tronçon et d’améliorer la convivialité, notamment par un éclairage adéquat, l’ouverture de la vue vers le trou de carrière avec zone de repos et plaine de jeux, casse-vitesse au niveau de l’entrée du lotissement Bel-Air, plateau délimitant la zone 30 et îlots directionnels au carrefour avec l’Avenue de la Déportation.

Le Conseil communal de l’époque avait décidé à l’unanimité de charger un bureau d’étude pour la réalisation de ce projet. Le cahier spécial des charges précise que le bureau d’étude devra proposer des aménagements pour ralentir de façon efficace la circulation et notamment par l’implantation d’une berme centrale. L’ensemble du Conseil communal était donc bien d’accord sur l’idée d’implanter une berme centrale !

Malgré les manœuvres dilatoires purement politiciennes, le permis a finalement été obtenu parce que, justement, la problématique des usagers faibles avait été intelligemment prise en considération. Soulignons à ce propos l’originalité de la berme centrale qui, même franchissable, allait permettre de réduire naturellement la vitesse des véhicules. Le chantier pouvait donc être lancé.

Comme dans beaucoup de chantiers, des problèmes essentiellement liés aux impétrants, (gaz et eau) sont apparus : les conduites n’étaient pas où elles étaient censées l’être et nous avons eu les pires difficultés pour que cette mise à niveau se fasse. Il existait vis-à-vis de la commune une certaine rancœur datant des années 2003-2004 quand la Commune avait refusé la mise des impétrants en trottoirs.

Pour retarder le chantier, un échevin, Christian Jauniau, a fait circuler une pétition pour démolir le projet qu’il avait lui-même voté. Surréaliste, mais pour couper court et avancer, j’ai été d’accord pour que ce projet soit revu par un autre bureau d’étude, celui chargé de l’élaboration du Plan Communal de Mobilité.

Au moment de mon départ, il restait à mettre la dernière couche indispensable pour pouvoir franchir aisément les îlots en cas de besoin. Ainsi, il ne devait y avoir aucune difficulté en venant de la rue Casterman de tourner à gauche vers la gare. Il restait aussi à mettre les bandes transversales de couleur, les marques cyclistes (en voirie puisqu’il s’était avéré impossible d’implanter une piste cyclable en site propre), les cents barrières pour empêcher le stationnement sur les trottoirs, les bornes en pierre pour empêcher le stationnement dans les parterres, la plaine de jeux, l’espace de repos, les bancs, poubelles et autres parkings vélos.

Si la météo a ralenti la fin de ce chantier, la volonté politique de la nouvelle majorité a été de laisser pourrir ce dossier, pour mieux le modifier en douce.

Aujourd’hui, on nous donne l’excuse du TEC pour justifier les modifications. Il est exact que les TEC souhaitaientl’enlèvement des aménagements. Fallait-il obtempérer ? Non, pour deux raisons majeures :

1) Les TEC étaient parfaitement au courant du projet. Présents aux réunions du Plan Communal de Mobilité, ils n’ont remis aucune remarque et le même principe de berme centrale se retrouve d’ailleurs dans la version finale de ce plan adopté à l’unanimité du Conseil communal ! Plan Communal de Mobilité tant réclamé par l’opposition de l’époque. Aujourd’hui adopté et déjà ignoré !!

2) Les TEC voudraient plus de bus articulés (inexistants chez nous au moment de la conception du projet) pour diminuer le nombre de chauffeurs. Si on suit le raisonnement, il faudra abattre les ponts de la SNCB rue A Pouplier si les TEC décidaient de faire rouler des bus londoniens. Pour rappel, la berme prévue était facilement franchissable par les véhicules, notamment les bus mais encore fallait-il le montrer en posant la dernière couche d’asphalte.

Il y aurait eu également un problème pour les camions de livraison mais dans le projet, des zones de déchargements étaient prévues ; alors pourquoi ne pas les avoir implantées provisoirement si ce n’est pour susciter le mécontentement.

Quant au bac à arbre qui a été enlevé à la rue Casterman sur demande de la Police Haute Senne, il posait problème pour une question de mobilité mais dans le cadre de l’étude, c’est justement la mobilité qui imposait d’en mettre un à cet endroit pour que les piétons soient dirigés vers le trottoir, mieux adapté, se situant de l’autre côté de la route. Cherchez l’erreur…

Aujourd’hui, plus aucun aménagement pour ralentir la circulation, plus aucun aménagement de sécurité, tout a été enlevé. Plus de berme centrale, plus de plateau pour la zone 30, plus de casse-vitesse à l’entrée du lotissement, plus d’îlots directionnels au carrefour avec l’Avenue de la Déportation, pourtant essentiels pour la traversée de la rue Bel-Air, etc. Aucun vote au Conseil communal, ni de permis d’urbanisme pour ce faire alors même qu’une partie du projet se situe dans la zone protégée du château et que ces modifications changent toute la nature du projet. A quoi bon, quand on est au-dessus des lois... Mais génial ! On va à nouveau pouvoir rouler à plus de 100 km/h en zone 30 et mettre les enfants et riverains en danger ! Quant aux bacs à arbres, inoffensifs dans un projet prévu pour une circulation ne pouvant dépasser 30 à 50km/h, ils s’avèreront désormais être de véritables pièges mortels…

Le but de mon travail a toujours été de partager équitablement la voirie entre tous les usagers. Aujourd’hui, il y a un retour en arrière et un réel danger, tant pour les usagers faibles que pour les automobilistes.

La majorité PS-MR-Ecolo a démoli toute la philosophie de mon travail, celui de la CCATM et de mon collègue, échevin de l’urbanisme, sans décision du Conseil communal et sans permis, à l’ancienne, comme certains ont toujours fait…  J’ai un réel doute sur la responsabilité civile de la commune en cas d’accidents qui, j’en ai peur, risquent fort d’être bien plus graves que quelques tôles froissées.

Je ne peux pas encore vous dire, à l’heure actuelle, si le reste des aménagements, le placement des barrières, bancs, poubelles, parkings vélos, plaine de jeux, bandes transversales de couleur, éclairage seront mis. Il était également prévu, pour les rendre plus esthétiques, de garnir les bacs à arbres avec du lierre retombant et des fleurs blanches. Je ne sais pas non plus si cela sera fait. Cependant, je ne doute pas que le travail de destruction continue dans la même philosophie générale de désinformation.

Je ne comprends pas comment Ecolo laisse faire de telles inepties. J’imagine qu’ils n’ont pas eu droit à la parole…

Mais réjouissons-nous ! La nouvelle autoroute va bientôt être inaugurée. Sortons les dragsters pour fêter l’événement Piétons et riverains, aux abris…

Christine HEMBERG

0477/69 09 65

 

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ACé a demandé un recomptage !

A l’analyse des résultats, nous nous étonnons que, si nos candidats ont eu un rendement bien supérieur à 2006, cette force collective ne se traduit que faiblement dans le résultat global des votes attribués à la liste.

 Le second siège nous ayant échappé pour un fifrelin, nous estimons légitime qu’un recomptage puisse s’opérer et lever tous les doutes en la matière.

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